SCÈNES I>U BORD
M. Erskine termina son rapport sur U tète orientale de la Trimurti d’Ëléphanta par ces mots :
« Son bonnet est richement décoré de figures bigarrées, de branches et de fleurs ; entre autres, on distingue une tête de mort, un serpent entrelacé des rameaux d’un arbre dont les feuilles sont triples comme celles du trèfle; ce sont des symboles qui appartiennent particulièrement à Shiva : quelques boucles de cheveux descendent le long du cou. Derrière la tête, la pierre est creusée suivant deux rainures étroites et parallèles, l’une plus haute que l’autre : deux personnes peuvent s’y coucher tout de leur long, sans être vues d’en bas ; mais il n’y a pas de degrés pour y monter. »
Cette magnifique triade est située dans une cellule taillée dans le roc, à la profondeur de treize pieds, y compris l’épaisseur des pieds-droits de la porte, qui sont d’environ deux pieds et demi. Le soubassement est élevé de près de deux pieds neuf pouces au-dessus du . sol ; aux angles du seuil sont deux cavités, comme si les jambages de la porte y avaient été engagés, et dans le sol est une rainure comme pour recevoir un écran qu’on descendait pour cacher le groupe.
Le lac de Candelay, dans l'île de Ceylan.
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L’ardente activité de notre excellent amiral, sir Samuel Hood, sous lequel je servis comme lieutenant de vaisseau, de 1812 à 1815, pouvait fournir d’abondants matériaux de relations à ceux qui auraient su les employer. Une si franche cordialité émanait de cet excellent chef, que les rapports de société étaient également agréables avec lui, et, dans l’un où l’autre cas ,, nous étions sûrs de trouver à nous instruire.
Aussi, à peine étions-nous revenus de la chasse de l’alligator que j’ai déjà décrite, près de Trincomalée, que ' sir Samuel s'adressa au receveur, la principale autorité du district, pour lui demander ce qu’il avait encore à nous recommander.
« Êtes-vous amateurs d’antiquités ? dit le receveur.
— Sans doute, répondit l’amiral, pourvu qu’elles soient vraies et dignes d’être recherchées. Qu’avez-vous à nous montrer en ce genre ? Je croyais que cette partie du pays n’avait jamais été que forêts et broussailles, défrichées de nos jours seulement par les Anglais.
— Bien au contraire, répondit notre intelligent cicérone ; il y a des traces manifestes d’une nombreuse et riche papulation , qui connaissait assez bien , à ce qu’il paraît , plusieurs des arts de la vie , car les habitants de ces contrées creusèrent un vaste tank ou canal d’arrosement , si vaste , en vérité , qu’il en reste encore