ARNLLF AU SYNODE DE TRIEUR
01, amsi que la fidélité due au seigneur pape Formose, je serai fidèle tous es jours de ma vie à l'empereur Arnulf, que jamais je ne m'associerai contre lut avecqm que ce soit, que je ne donnerai aucune aide à Lambert ni à sa mère Ageltrude, pour en obtenir des charges et acquérir des honneurs et que je ne livrerai cette ville ni à lui, ni à elle, ni à leurs vassaux, en quelque manière et pour quelque raison que ce soit. >>
Arnulf: ne resta que quinze jours à Rome. II nomma un Allemand prevot de la ville et lui laissa des troupes. En partant, il emmena prisonmers les barons Etienne et Constantin qui avaient excité le soulèvement des Romanis.
ne Home il se dirigea sur Spolète, où Ageltrude s'était réfugiée. A peine amve dans la ville, il tomba gravement malade, empoisonné par une boisson qu'Ageltrude lui envoya, dirent les Allemands, ou, selon les Italiens, des suites de ses débauches.
Il se hâta de lever le siège et regagna les Alpes. Dans le nord de l'Italie .1 avait a présent tout le monde contre lui. lîérenger, comprenant qu'il voulait, non le débarrasser ,1e son rival, mais conquérir l'Italie, s'était allie avec Lambert. A Pavie, les habitants attaquèrent les Allemands et en massacrèrent un grand nombre; le duc alleman.l à qui Arnulf avait donné Milan, fut mis à mort. Bérenger, qui s'était enfermé dans Vérone en sortit aussitôt après le passage des Allemands et redevint maître dé presque toute la Lombardie.
Arnulf arriva en Allemagne avec quelques soldats épuisés; il mourut à Jlatisbonne peu de temps après son retour.
A peu près à la même époque, le pape l'ormose mourut. Son amitié pour Arnulf l'avait rendu odieux aux Italiens, qui le regardaient comme un traître.
Son successeur, Roniface VI, mourut dix jours après sa consécration.
Etienne VI, qui fut élu ensuite, reconnut d'abord Arnulf, puis, s'étant déclaré pour Lambert, il cita devant un concile le pape Formose, mort depuis huit mois.
Au mois de février 8(,7 on tira de son tombeau le cadavre de Formose on le porta dans la salle du concile, on le revêtit d'ornements pontificaux et on l'assit sur un trône. Un cardinal, parlant au nom d'Etienne, lut un acte d'accusation; un autre cardinal, avocat de Formose, balbutia en tremblant quelques mots de défense. Le cadavre fut condamné, excommunié
et maudit; on lui arracha ses ornements, on lui coupa les trois doigts de la main droite qui servent à donner la bénédiction. Puis il fut poussé hors de la salle, traîné dans les rues et enfin jeté dans le Tibre. Quelques jours après, des pêcheurs le tirèrent de l'eau et le reportèrent dans son tombeau.
Les ordinations faites par Formose furent déclarées nulles; ceux qui avaient reçu les ordres de sa main durent être examinés de nouveau.
Quelques mois après le pape Etienne VI fut déposé, jeté dans une prison, puis étranglé.
AhîTILF au synode ..E iHUn K. - Con,posi,lon e, dessin de Mucha.