AVENTURE DE CHASSE DE MAXIMILIEN
nation allemande; personne n'osait relever le gant. Enfin se présenta un chevalier inconnu, qui reçut d'abord un coup terrible dans la poitrine, mais finit par triompher : quand il baissa sa visière, on reconnut le nouvel empereur.
Son goût pour la guerre ne se manifesta pas seulement par des actes de bravoure. Il a perfectionné l'armement par ses découvertes : il a amélioré les procédés de fonte des canons, les procédés de trempe des cuirasses; il a même inventé une armure, beaucoup plus légère et aussi résistante que l'armure plate. L'armure maximilienne est composée non plus de lames serrées, mais <le lames cannelées, c'est-à-dire moitié moins lourdes. Enfin Maximilien a créé la ratalet^ des reitrcs et l'infintcric des lansquenets.
Mais c'est la elia%H< qui fut sa grande passion. On peut affirmer que la majeure partie de% loisirs de Maximilien a M employcc â poursuivre le gibier. VAé comme hiver» au tir on au roi, plus rarement à courre, il s'est passionné pour la chasse. Son adresse ^ Tan; ou à l'arbilHc, >on ardmir, son c%|)rii d'aventures, son amour du d^n^'er, troiitalent L'« pleine satiiCiction. I)epub le lièvre et la marmotte juNqu'av sangl>fr ou à Tour», to<ai laa animaux sauvages ont éprou\>é sovi adresse. Il n'atait peur d'aucun animal féroce. 0 comliattaît tm personne les ours dans la niontagite. Un jùur il s'amusa ^ entrer dans une cage k licuis; les lionssant^nl var lui, îl «a!»it une pcDe et tes frappa jusqu'il ce qu'il les fit tenir iranquilicsi. Il a écrit, de main de maître» dc9 traités sur la chasse à tir on au (auonii ; il a dressai le catalogiM des bètes victimes de ses coups et lor«^|u'îl raciinte qu'il a tué six cents cliamois, il n'est pas moins Aer de ces prouoM^M qiM d'une victoire. On l*ii va en Fla»ilre, en pleine invasion ffani,^atse, aller ccnrre le cerf avant lie régler les affaires des Pa}s-IUs. D'aillMir^, aoit à ca«se de nc^ lahiiudta d'e«ifanoe, soit â cauae rlu danger r^ de tels amusements, Maximilien a firétérc a tout la chasse dann le Tyr<il et la poarvaite des aBÎnaauxdesirKMitagnc*. le boa)i|uctin et le chaiiKiis. Deux anecdotes suÛiront à montrer la véritable passion qu'il apportait à ces exercices.
Un jour» en Tyrol dan* les environs d'Innslinock, Maximilien ^ant encore archiduc, m hâssa entraîner à la poursuite d'un diamois qu'il ne pouvait joindre. L'animal finit par se réfugier \Mr un dernier élan, sur un rocher it pic et complètement inaccessible, u l'endroit qu*on appelle le Matlinswand [mur de Saint Martin}. Maximilien n'abandonna cependant pas la partie. Il parvint après des elTorts îno«Is h grimper jusqu'au haut du rocl»er.
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i6a SCÈNES ET ÉPISODES DE L'HISTOIRE D»ALLEMAGNE.
Mais une fois parvenu là, il ne sut comment redescendre, l'espace était si étroit qu'il ne pouvait plus ni avancer, ni reculer; la moindre tentative semblait devoir le faire rouler du haut en bas de la pente où il se serait broyé infailliblement. Ses compaj,'nons de chasse l'avaient perdu <le vue; enfin ils l'apervurent suspendu à une hauteur effrayante : au dessus de sa tête une énorme masse de rochers surplombant, à ses pieds un précipice de plusieurs centaines de mètres. Il resta là deux jours et deux nuits sans l)oire ni manger. Désespérant de se tirer de là, il résolut de se préparer du moins à mourir en bon chrétien, muni des secours de la religion. Il cria aussi fort qu'il put, qu'il voulait recevoir les sacrements. Les prêtres des villages voisins vinrent au pied du rocher, et se louniJinl iUumtMî lui preMiit^rent le saint sacrement. Pendant qu'ils disaient lu mc»Mî, Maxi«ili<« s'igeniMiilk «t rccoaimanda son âme à Dieu. La nouvelle u; i^|»«»dil pur tout le pays et dan» toutes les églises on se mit à prier pour son miIhI.
Tout d'un coup, au moment «hi il n'âtteniliul plu^que U uaort, Maxiniilien entend un bruit. Il se retourne cl aperçoit «njeunr i.u\%*u qui liai tend&it la main en disant : « Ra.ssurez-vousi, mon seigneur, D»«i ^uul voo» Mttver. Suivez-moi et ne craignez rien. » L'inconnu pawa ile^^ntlvi h tr^tor* un bui^ son épais, puis sautant de pierre en pienrrt luiittontrautle chemin, il riinkffM jusqu'au bas. D'après un récit le pa>»«ii fui MikoMi en réconipenM, »0«> le nom de t Hohé de la Haute roche >. D'iti u autre récit, quand MNximUîen arrivé au milieu de la foule qui Tattefiikit m Uti do U noota^e, 9« rtiomnm pour voir son guide, le jeune hofnmie a^ail dbpani; on en conduC ipie le prince avait été sauvé par un anft éa céd. On montre encore lUX lo«riïte% l'endroit oùMaximilien a failli nmorir \K)tîiiiie de w» pAwion pour la chamv
Ce fut la chasse qui causa I» fn«>rl de TEiopenfur. Ett 1^*17, après la diète d'empire, il se rendit à Innsbruck pour riiglcr les affair** do «os Éuts hénMilaires. Il souffrait déjà depuis quatre nm iVnwt 6è\Te lente. Néanmoins il partit chasser à Wels en Haute- Autriche. La iuiguehii donna uno *oif viokotc; pour la calmer, Maximilien niante* ImBKHkr^tnent du meU>«; «l ««s lui causa un flux do ventre dont il OBOOnM.
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