‹ Scènes et épisodes de l'histoire d'Allemagne [microform]Chapitre 5 sur 56 · SUR LES ALAMANS · texte numérisé non relu

SUR LES ALAMANS

Vers le milieu du iv* siècle les Alamans et les Franks menaçaient d'envahir la Gaule; ils occupaient déjà la rive gauche du Rhin depuis le lac de Constance jusqu'à la mer. Les Alamans s'étaient établis dans la plaine d'Alsace et de là ils sortaient en bandes pour aller ravager le territoire des provinces gauloises.

L'empereur Constance comprit qu'il fallait un général en chef pour diriger la guerre contre les Barbares. Mais il n'osait se fier à personne; plusieurs généraux s'étaient déjà révoltés. Sa mère, l'impératrice Eusébia, lui conseilla de choisir Julien, son neveu. « Mieux vaut, lui dit-elle, un parent qu'un étranger. »

Julien n'avait que vingt ans; il achevait son éducation à Athènes. Cet étudiant sans expérience politique ne parut pas à Constance un rival dangereux; il l'appela auprès de lui à Milan.

Les courtisans s'égayèrent quand ils virent arriver un petit homme gauche, sauvage, avec une barbe en pointe et un petit manteau grec. On lui rasa la barbe, on le revêtit d'un grand manteau de général et on lui mit sur la poitrine une plaque qui portait l'image de l'empereur. Constance lui donna le titre de César et le commandement de la Préfecture des Gaules. « Ce n'est pas un souverain que j'envoie aux Gaulois, disait-il, mais un mannequin à l'effigie impériale. » On était en octobre 355.

Julien traversa les Alpes et vint passer l'hiver à Vienne au bord du Rhône. Il avait à faire son apprentissage de soldat. Pendant quatre mois, il apprit la stratégie dans les livres grecs qu'il avait apportés et s'exerça au

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maniement des armes. Il riait lui-même <le sa gaucherie. « J'a. 1 air d un bœuf qui porte un l.arnais, » disait-il quand il lui fallait régler son pas sur celui <le ses troupes. Ses officiers l'aimaient pour la modestie avec laquelle il leur <lcman<lait conseil, et ses sol.lats pour la peine qu'd se «lonnaU

alin d'apprendre son métier. . ,. . i

Pendant l'Iiiver une bande d'.\lamans s'était avancée jusqu a Autun; la ville, <léfendue par une troupe de vétérans, avait repoussé l'attaque, mais les Barbares occupaient tout l'Kst .le la Gaule. Au printemps, .lulien vmt féliciter les vétérans d' Autun <lc leur helle résistance. Puis il s'engagea dans les forêts <lu .lura avec une faible escorte, vint rejoindre son armée qui l'atten<lait à Reims et se dirigea vers le Rhin. Pendant cette marche, d tomba dans une embusca.le; .les Rarbares, dissimulés dans .les acc.lcnts de terrain l'attaquèrent en queue, au milieu .l'un épais bouillar.l. Les auxd.a.res arrivèrent assez tôt pour le dégager et sa troupe n'eut pas beaucoup à souffrir, mais la leçon lui servit; «lans la suite il entoura ses marches de toutes sortes

de précautions. . m • -i

Après quelques batailles qui refoulèrent les Rarbares jusqu au Rhm, .1 revint passer l'hiver à Sens avec une petite .livision et -lispersa le reste .le ses troupes en .liffércnts endroits pour la .lurée de l'hiver; le pays .le Gaule était trop appauvri pour nourrir une armée concentrée sur un seul pomt. Les Alamans, informés .le sa situation, vinrent l'attaquer au nnheu de I hiver et l'assiégèrent dans la ville forte de Sens; après un siège .l'un mois, ils durent

se retirer.

L'année suivante, les Alamans descendirent par la vallée de la Saône et sacca^^èrent Ly.m. Julien alla avec son armée les attendre au pied des Vos"^es et les tailla en pièces à leur retour.

''Après un hiver passé à Bàle ,où les démonstrations hostiles des Alamans le tinrent continuellement sur le qui-vive, Julien rentra en campaj^ne et se rendit à Reims. Là, il concentra toutes ses troupes et marcha sur le Rhm. En même temps, une division romaine de 9.5 ooo hommes partait de Raie, sous le commandement de Rarbation; les deux armées devaient marcher audevant Tune de l'autre de façon à prendre les Rarbares comme entre des

tenailles.

L'approche .le ces deux armées jeta l'épouvante parmi les Rarbares établis sur la rive gauche <lu Rhin ; en hâte ils firent de grands abatis .1 arbres pour ..bstruer les .lélilés, puis se réfugièrent dans les îles du fleuve. Bar-

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bation refusa de prêter aux soldats de Julien les bateaux qu'il avait amenés de Râle : mais les vélites auxiliaires de Julien mirent à l'eau leurs boucliers et s'en servirent comme d'esquifs; à leur approche, les Rarbares s'enfuirent sur la rive droite.

Julien s'empressa de reconstruire h fort de Saverne qui commandait le principal défilé des Vos^^es; mais pour pouvoir laisser des vivres à la garnison qu'il y mit, il dut attendre que la récolte fût faite. Le convoi qu'il attendait était tombé aux mains de Rarbation qui s'était approprié ce qui lui convenait et avait brûlé le reste. Grâce à ce retard, le plan des Romains échoua; Rarbation fut battu et repoussé jusqu'à Râle ; il se hâta d'aller dénoncer à Rome les projets ambitieux qu'il attribuait à Julien.

Sa défaite enorgueillit les Alamans, qui revinrent se concentrer autour de Strasbourg; un déserteur leur avait dit que Julien n'avait avec lui que i3ooo hommes; ils attendirent un peu, pensant qu'il se repherait dans la crainte d'un désastre complet. Voyant qu'il ne bougeait pas de Saverne, ils lui envoyèrent une ambassade : les envoyés lui dirent que ce pays d'Alsace appartenait désormais par droit de coiuiuête au peuple des Alamans et qu'on le sommait de se retirer en Gaule. Julien reçut les ambassadeurs avec une politesse ironique, mais ne les laissa pas repartir.

Quand le fort fut achevé et la garnison installée avec des vivres pour un an, Julien marcha sur Strasbourg. La défaite de Barbât ion le laissait avec une poignée d'hommes au milieu de populations irritées et en face d'une armée de Rarbares rendus plus audacieux par leurs récentes victoires. Il prit, pour cette marche, des précautions infinies. Les cavaliers allaient au pas, toujours entourés de l'infanterie qui s'avançait en colonnes profondes.

Vers midi, comme l'armée avait fait 21 milles romains, on s'arrêta. Julien savait que l'ennemi était tout près, et ne voulait pas livrer bataille avec des troupes fatiguées par une longue marche. Il proposa à ses soldats de camper où ils étaient et d'attendre le lendemain. Tous crièrent qu'avec lui ils étaient sûrs de vaincre et qu'il fallait aborder les Barbares immédiatement.

Les Romains se remirent en marche, résolus à en venir aux mains le jour même; comme ils approchaient du Rhin, ils virent, au sommet d'une colline couverte de blés déjà mûrs, quatre cavaliers barbares qui surveillaient leurs mouvements. Ces cavaliers partirent à toute bride pour signaler l'ennemi;

mais l'un d'eux, ayant perdu son cheval, fut fait prisonnier et révéla que tous les Mamans étaient maintenant sur la rive gauche du fleuve, leur passage avait duré trois jours et trois nuits. Un peu après, l'avant-garde des Romains les aperçut.

Julien fit faire halte et rangea sa troupe; il mit presque toute son mtanterie eu première ligne, de façon à présenter un front de bataille continu et posta toute sa cavalerie à l'aile droite.

Les Barbares s'arrêtèrent. Leur armée était forte de 35ooo hommes, les uns mercenaires, les autres fournis par .les chefs voisins en vertu de traités d'alliance défensive; ils avaient cinq rois avec eux. Leur ade gauche était commandée par Chno<lomer, qu'on reconnaissait à sa p.que gigantesque et au bandeau rouge qu'il avait autour de la tète; c'est lui qui, récemment, avait vaincu liarbation, et sa victoire avait augmenté son autorité sur les chefs confédérés. A droite commandait son neveu Sé.apion, très jeune encore et très brave; son véritable nom était Agénarich, mais, tout enfant, les Romains l'avaient emmené comme otage en Gaule, \h il était entre <lans une confrérie religieuse fon.lée par des Grecs et dont les initiés prenaient des

noms nouveaux.

Les Romains remarquèrent .l'abord un progrès que les Barbares avaient fait dans la disposition .le leur cavalerie : entre les rangs des cavaliers couraient des fantassins très légèrement armés. Les rênes et le boucher ne laissant "au caxalier qu'une main pour lancer le javelot, le meilleur sol.lat était impuissant contre Icnnemi complètement abrite sous son armure de fer, au lieu qu'un fantassin pouvait se glisser sous le cheval, l'éventrer et

égorger le cavalier.

Les armées se rapprochèrent; Sévère, qui commandait l'aile gauche des Romains, aperçut devant lui des tranchées pleines de gens armés; d s'arrêta pour se donner le temps de reconnaître le terrain. Julien vit cette hésitation et voulut s'en rendre compte; avec son escorte de 200 cavaliers d parcourut au galop tout le front de l'infanterie. Comme il n'avait pas adressé d'allocution à son armée, pour ne pas exciter la jalousie de l'empereur, il s'arrêta cpielquefois et, s'abritant comme il pouvait contre les traits qui volaient deja il jeta aux soldats quelques phrases familières sur son ton habituel de cordiahte et de bonne humeur. « Knlin voilà une vraie bataille, répétait-il; j espère que vous êtes contents. » En même temps il les prévint que ceux qui lâcheraient pied ne seraient pas secourus et leur recommanda de ne pas se

Ki

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débander après la victoire et de ne pas s'acharner à la poursuite des fuyards.

Les Romains reprirent leur marche en avant. Tout à coup ils entendirent des murmures, puis d'effroyables vociférations; c'étaient les Rarbarcs qui insultaient leurs chefs et les sommaient de descendre de cheval. Ils exigeaient que le danger fut le même pour tous et la fuite également impossible. Chnodomer descendit, les autres l'imitèrent.

Aussitôt les Alamans lancèrent leurs traits; quand ils n'en eurent plus, ils s'élancèrent en rugissant. L'infanterie romaine serra les rangs et opposa un mur de boucliers; l'aile gauche, victorieuse et chassant devant elle des multitudes d'ennemis, vint la soutenir. Mais brusquement l'aile droite fut prise de panique; les cavaliers lâchèrent pied et se replièrent en désordre sur les légions. Julien accourut, les tribuns, le reconnaissant au guidon de pourpre de son escorte, n'osèrent plus fuir et rallièrent leur troupe. Juhen leur dit simplement qu'on ne gagne jamais rien à fuir; son air tranquille les rassura; ils revinrent au combat.

Les cavaliers alamans, n'ayant plus rien devant eux, se jetèrent sur l'infanterie romaine en poussant leur cri de guerre: c'était d'abord un murmure à peine distinct qui s'enflait et devenait un mugissement pareil à celui de la mer sur les écueils. Leur charge furieuse parvint à rompre les légions.

Alors Julien fit donner les Rataves et la troupe d'élite qu'il avait mise en réserve pour les situations désespérées. Il put ainsi rétablir sa ligne de combat, mais non reprendre l'offensive. Plusieurs fois les Rarbares reprirent leur élan et revinrent à la charge; serrés derrière leurs boucliers, les Romains entendaient leur respiration haletante, paraient leurs coups furieux et ne pouvaient riposter.

Tout à coup arriva la réserve des Rarbares, grossie de multitudes qui n'avaient pas encore pris part au combat; elle chargea en colonnes serrées, les rois en tête, et balaya tout jusqu'à la légion de la troisième ligne qui formait la réserve prétorienne. Là elle rencontra des rangs épais et des files serrées qui l'arrêtèrent. Les Rarbares en firent le siège; enivrés de leur succès, prodigues de leur vie, ils frappaient à grands coups sans penser à se couvrir. Les Romains leur opposaient la ligne continue de leurs boucliers et de temps à autre se penchaient de côté pour les frapper au flanc. Rrusquement les Rarbares désespérèrent d'enfoncer ce carré de fer et se mirent à fuir; ils tombèrent par tas sur les cadavres et dans les mares de sang où les Romains

les massacrèrent. Ceux qui atteignireut le Rhiu se jetèrent à la nage; Julien accourut et défendit à ses soldats d'entrer dans l'eau.

Chnodonier échappa au massacre et se dirigea vers son ancien campement, où il avait fait réunir des bateaux. Mais, son cheval s'étant embourbe dans un marais, il dut l'abandonner et gagner à pie<l un bois où i\ espera.t se cacher. L'éclat de ses armes le fit reconnaître; Julien envoya une cohorte pour cerner le bois, avec défense d'y pénétrer, parce qu'il craignait une embuscade. Chnodomer sortit et se rendit; il était seul, mais les 200 cavaliers de son escorte vinrent un peu après le rejoindre et se livrer avec lui. Il se jeta aux pieds de Juhen et demanda la vie sauve; Julien l'envoya a Rome, où l'empereur lui assigna pour demeure le Quartier .les Etrangers, sur le

mont Palatin. ,

Les Barbares avaient perdu 6000 hommes sans compter les noyés; les Romains '2\^ hommes et 4 officiers. Julien fit enterrer tous les morts indistinctement et renvoya les ambassadeurs cpii lui avaient apporté a Saverne l'ordre de rentrer en Gaule. Ses soldats le proclamèrent Auguste; il refusa

ce titre et les réprimanda.

Laissant ses prisonniers et son butin sous la garde des habitants de Aïetz, il descendit le llhin jusc^'à Mayence, où il voulait construire un pont pour pénétrer en Germanie. Ses soldats s'y refusaient; il fallut la séduction de sa parole pour les y décider. Les Romains s'avancèrent jusqu'au launus, mais n'osèrent s'engager dans la région des forêts. D'ailleurs l'hiver commençait, le sol était déjà couvert de neige. Julien fit construire un fort au confluent de la Nidda et du Mein pour rendre visible le rétablissement du pouvoir de Rome dans ce pays, accorda la trêve que les Barbares lui demandaient, et repassa le Rhin, ramenant avec lui 20000 prisonniers romains qu'il avait délivrés de captivité.

Pendant ce temps, une bande de Franks s'était emparée de deux forts sur la Meuse. Julien vint en faire le siège pendant les mois de décembre et de janvier. Les nuits étaient sans lune et la rivière gelée; toute la nuit, les Romains cassaient la glace pour empêcher les assiégés de s'évader. Enfin les forts se rendirent et Julien vint achever l'hiver à Paris pour préparer sa

prochaine campagne.

Il voulait devancer la saison et surprendre les Barbares. Ordinairement les Gaulois n'entraient en campagne qu'au mois de juillet; il fallait attendre que la moisson fût faite et les convois de vivres arrivés d'Aquitaine. Julien

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partit au milieu du printemps; ses soldats emportaient pour vingt jours de biscuit. Il soumit les Franks Saliens qui avaient récemment quitté la Batavie et leur abandonna le pays entre les embouchures de la Meuse et de l'Escaut; il obligea un autre peuple frank, les Chamaves, à retourner au delà du Rhin. Il avait compté sur les moissons du pays qu'il traversait pour nourrir ses troupes quand leurs provisions seraient épuisées; mais le blé des Chamaves n'étant pas mûr, les Romains se virent menacés de mourir de faim et furent sur le point de se révolter. « Il a bien fallu appiendre à nous passer d'or, disaient-ils, puisqu'on ne veut plus nous en donner, mais nous ne pouvons pas nous passer de pain. » En effet, depuis que Julien les commandait, ils n'avaient jamais reçu de solde; l'empereur n'envoyait rien et Julien ne voulait pas rançonner les habitants de la Gaule.

Il se hâta dépasser le Rhin; un des ennemis les plus acharnés de Rome vint demander la paix et l'obtint à condition de fournir des vivres. Les Romains s'engagaient à ne rien prendre au delà des quantités convenues; le Germain, de son côté, devait, à toute réquisition, montrer les reçus qu'on lui donnerait pour chaque livraison. Puis l'armée romaine, guidée par un prisonnier, pénétra à travers d'immenses abatis d'arbres jusqu'à la résidence du roi Horter; il fit sa soumission, rendit ses prisonniers et promit de fournir des matériaux et des voitures pour reconstruire les villes que les Barbares avaient détruites. Julien revint passer l'hiver à Paris.

L'année suivante il fit venir de Bretagne des approvisionnements considérables, et construisit, pour les recevoir, des magasins fortifiés dans sept villes des bords du Rhin. Les rois alamans, fidèles à leurs traités, fournirent des chariots et du bois; leurs soldats travaillèrent comme manœuvres.

Julien ne voulait pas passer le Rhin à Mayence; le roi Suomer, allié de Rome depuis un an, avait son territoire de l'autre côté et Julien entendait le respecter. Mais plus haut et plus bas, la rive étant couverte de Barbares, il était impossible de jeter un pont de bateaux. Une nuit, Julien fit allumer de grands feux en amont pour détourner l'attention des ennemis, puis 3oo hommes se mirent dans des barques avec des outils et se laissèrent, sans ramer, descendre au courant du fleuve. Le roi Suomer, (juoique allié de Rome, ne s'était pas brouillé avec les rois barbares; cette nuit-là, ils avaient dîné chez lui. Ils rentraient dans leur camp un peu après minuit et longeaient le fleuve quand les Romains abordèrent sans bruit. Les rois prirent peur et

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s'enfuirent à toutes brides; leurs soldats les suivirent et les Romains occupèrent sans cond)at la rive droite du lUiin.

Ils poussèrent jusqu'à la limite du pays des Rurgondes. Un roi des environs de Râle, Vadomer, vint demander la paix pour lui et pour plusieurs rois voisins. Julien, pensant qu'ils ne se sentiraient pas assez liés s'ils ne juraient pas les traités en personne, exigea qu'ils vinssent eux-mêmes dans

son camp.

Deux ans après, Julien était proclamé empereur par ses soldats, et quittait la Gaule pour n'y plus revenir. Constance excita les Mamans à se jeter sur le pays dégarni de ses défenseurs. Il envoya une lettre secrète à Vadomer, mais la réponse du roi barbare fut interceptée. Julien le fit arrêter

et le relégua en Espagne.

Ainsi furent arrêtées, du moins pour un demi-siècle, les invasions des

Rarbares Alamans en Gaule.

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