‹ Scènes et épisodes de l'histoire d'Allemagne [microform]Chapitre 9 sur 56 · SOUMET LES SAXONS · texte numérisé non relu

SOUMET LES SAXONS

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Les Saxons étaient des peuples germaniques qui occupaient toute la Basse-Allemagne entre l'Elbe, la Baltique et le Rhin. Ils formaient trois confédérations; à l'ouest, sur la rive gauche du Weser étaient les Westplialiens, au nord les Angriens; à Test, entre le Weser et l'Elbe, les Ostpbaliens.

Leurs coutumes étaient restées celles des anciens Germains. Ils étaient divisés en cantons et chaque canton avait son chef; en temps de guerre seulement, ils choisissaient un chef commun. Tous les ans, des députés élus au nombre de douze par canton se réunissaient dans un lieu qu'ils appelaient Marklo, sur le bord du Weser. Il y avait chez eux des nobles et des hommes libres, Mais point de caste sacerdotale; c'étaient les nobles qui dirigeaient la religion.

Ils avaient également gardé leurs vieilles croyances religieuses. Ils adoraient Thor, Wodan et la déesse Freya. Ils sacrifiaient à leurs dieux des chevaux et des hommes et tiraient leurs augures des entrailles des victimes, du vol^des oiseaux et des hennissements des chevaux sacrés qu'ils nourrissaient dans les bois.

Wodan était leur principal dieu. Ils représentaient son palais, le Walhalla, comme un séjour de délices où les guerriers qui étaient morts en combattant allaient vivre dans des fêtes continuelles. Se revêtant chaque matin, de leur armure, combattant, puis allant s'asseoir à des festins où ils mangeaient des sangliers en buvant de la bière. Au contraire, ceux qiii étaient morts de viedlesse ou de maladie allaient dans un séjour sombre et glacé, le Nifïlheim, traîner une existence de misère et d'ennui.

Au milieu de la forêt de Teutbourg s'élevait l'idole nationale des Saxons,

Irmensul fia colonne d'Irmin^ qui représentait peut-è.re Hermann, le vainqueur .le Varus. Tous les ans, au mois .loetobre, les chefs .les cantons s y réunissaient pour offrir à 1 ulole .les sacrifices l.umams.

Pendan longtemps, venus d'Angleterre, les m.ssmnna.res c .re. ns n-obtinrent aucnn succès en Saxe. Deux prêtres, EwaUl le Ulanc et Kvval.l le

Noir furent tués et jetés dans le Rbin.

L , Saxons n'étaient séparés .les Franks que par des pla.nes ouvertes et

des hauteurs l.oisées qui ne formaient pas une frontière f^^^^^^ Pendant les guerres qui occupèreu, les l'ranks au su.l .le la I.o,re, les Saxons Lvahirent il partie .iu ternto.re franc qui toucha.t à leur P»y^ « J -U" lérent dans la région .lu Rhin, en ce moment presque .lepeuple ^1 outou ds arrivaient, ils chassaient les chrétiens ou les ramena.ent au culte des .loles.

Les prêtres chrétiens .lonnèrent l'alarme. L'un .l'eux sa.nt L.bum, se rendit à l'assemblée des Saxons et leur annonça que le plus «-d ^ de l'Occitlent viendrait les ex.ernnner s'ils ne consenta.ent pas a adorer le v nÎ, On voulait le mettre à mort; un vieiUar.l le sauva en d.sant ,,u 1 étaitsans .loute l'envoyé d'une divinité étrangère. .Mais pour ^^^^ ne craignaient pas le roi .lont on les avait menacés, les Saxons brûlèrent " .dise .le Deventer-sur-rissel et massacrèrent les chrétiens qu. s'y trouva.ent^ " Charlemagne résolut de les soumettre. « Ayant pns consed des serviteurs de Dieu et rassemble une grande armée, d par.U pou la Saxe accompagné .le tous les prêtres, abbés, docteurs et P-P^^--^ J qui pouvaient imposer à ce peuple le doux et léger joug du Christ. »

L'armée .les Franks pénétra sans peine jusqu'au centre de la Saxe, ravageant tout sur son passage. Dans la vallée .le la haute l'-PP»' .'-' P^ ae l'endroit où avaient péri les légions de Varus, les Saxons avaient eleve le château fort .l'Ehresbourg qui était comme leur capitale et leur sanclire; sur la montagne voisine se trouvait .rmensul. Charlemagne s empar d'Ehresbourg; son armée travailla trois jours à détruire 1 idole et a raser a Z sacréc^Plus tard on raconta que le ciel avait "--^par un mirac^ combien ces destructions lui étaient agréables. L ete e ait tics sec les sources n'avaient plus d'eau et les Franks souffraient de la soif. . Ma s un ceruin jour, et probablement par un effet .le la bonté divine pendant que vers midi, tous se reposaient, un énorme volume d'eau remplit tout a coup le ht d'un torrent auprès .h. mont au.iuel le camp était adosse, et toute l'armée put se désaltérer. »

CHARLEMAGNE SOUMET LES SAXONS

Charlemagne s'avança jusqu'au Weser; les Saxons lui envoyèrent des députés qui promirent de recevoir dans leur pays les prêtres chrétiens et de livrer des otages. Charlemagne leur accorda la paix à des conditions très modérées; il ne les chassa même pas des pays qu'ils avaient envahis.

Deux ans après, Charlemagne étant occupé en Italie, la guerre recommença. Les Saxons rasèrent leur forteresse d'Ehresbourg qu'ils regardaient comme profanée depuis qu'elle était tombée aux mains des ennemis, ravagèrent la Hesse et la Frise et saccagèrent Burabourg où saint Boniface avait fondé un évéché. Us voulurent aussi détruire la basilique de Fritzlar ; « mais, tandis qu'ils s'efforçaient d'accomplir ce dessein, ils furent saisis d'une frayeur subite envoyée par Dieu et s'enfuirent en désordre, avec une honteuse terreur ». ils avaient cru voir deux divinités ennemies, deux anges, s'élancer sur eux.

Au printemps de l'année suivante, Charlemagne passa le Rhin, s'empara de Sighbourg, fît relever Ehresbourg où il mit une garnison, força le passage du Weser, puis, laissant une partie de son armée au bord de ce fleuve, s'avança jusqu'aux extrémités orientales de la Saxe. Tous les peuples qu'il traversa firent leur soumission et lui donnèrent des otages. Jusque là il n'avait pas encore été question de religion ; Charlemagne se contentait de soumettre les Saxons, sans essayer de les convertir. Mais l'année suivante, pendant que Charlemagne était en Itahe, les Saxons recommencèrent la guerre et prirent Ehresbourg. Charlemagne revint plus vite qu'on ne l'attendait. Les Saxons effrayés se soumirent et offrirent de recevoir le baptême pour prouver la sincérité de leur soumission.

Le christianisme commença à faire quehjues progrès; un disciple de saint Boniface, le moine Sturm, avait fondé, dans la grande forêt de Bochonia, le monastère de Fulda; Charlemagne, après chaque campagne, y envoyait les jeunes Saxons (ju'il s'était fait donner comme otages. Des prêtres franks ou anglo-saxons les convertissaient et les instruisaient, puis on leur rendait la liberté; ils retournaient alors dans leur pays pour y prêcher à leur tour la religion chrétienne.

^^ 777» Charlemagne vint tenir son champ de mai à Paderborn, au centre même de la Saxe. L'assemblée fut nombreuse et très solennelle; les Saxons y assistèrent avec les Franks; Charlemagne était accompagné d'ibnben-Arabi qui était venu lui offrir l'hommage et lui demander son aide contre l'émir de Cordoue.

et

^ SCÈNES ET ÉPISODES DE L'HTSTOIRE DALEEMAGNE.

Beaucoup <le Saxons demandèrent h se faire ehrétiens On les bapdsa Beaucoup disposées au bord de la Lippe.

ratrrrba;^^ n-S: L . ^...U^.. ,.e pour les aujres La iormule au uap ^^^^^ ^^ j^^l^l^^

"^l Ve Tou Pu ssant, au Fils et au Saint-Ksprit ; puis on le. plongeait trois L ;i 1 rUuant . chaque fois le non. d'une des personnes de

OIS '!."'*'« ^„ ,,„,, donnait une robe blanche.

'^ 'tLÎ 11 -'Lie^ntpas tous sou.is; le chef des Wes.pha iens, Wi.riT. Savait pas paru . Paderborn; il s'était réfugié auprès de son beaui- ^ « 4;;<rlifri(l le nrincipal clief des Danois. " b' n o. a'ppnt ^ue Char.en.agne était parti pour faire la guerre en

Esp.!ne A cette nouvelle, Witikind revint en Saxe avec des bandes noun de guerriers et annonça qu'il allait attaquer les Franks dans leur pays.

;: Te r e, „„, „.,.:. accouru-ent auprès de lui; il les entraîna

1 K 1. r.v."eant tout sur son passage, brûlant les églises et les monas-

Zsefw 1- nouveaux converL l. redevenir pa.ens^ Mais le Rhin était

r„ , ,Ï il ne put le franchir. Un corps de Franks Austras.ens arrivai bien i,aKlt, n 1 j, j^^ „„i„es du monastère

r,:T;.;;r:::::iC -.rclZ: ,.. contenait . corps de .ur pa.ro„ fie- les S.xons trouvaiitle monastère abandonné, ne se donnèrent ;: aTei: aet arui're. Comme ils traversaient i. gué la rivière d'Aderne

- .le nutenfeUl la cavalerie des Franks les mit en déroute. ' We „ .inte, Charlemagne arriva, battit les Saxons . Bochol. dans ,es ir^ui borde;. l'Aa, et s'avança iusqu'. l'Elbe; Witik.nd s enfuit

"'^^;:;:rs Cltlemagne crut les Saxons définitivement vaincus. ,1 —it

en Saxe des camps retranchés, y laissa de fortes garnisons, et di isa le pays

"comtés à la tète desquels il mit des nobles Saxons. Il créa aussi des

éLhl et chargea le missionnaire anglais WiUehad d'évangéhser la région

/-rkmnrl>iP entre l'Ems et l'Elbe.

Tri ans après, Charlemagne envoya deux de ses lieutenants, le comte Ceilo et le palaL Wora.l contre un peuple slave, les Sorabes, qu, souvent fr ht en't VElbe et venaient ravager le pays des Saxons. Wit.kind profita

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de cette guerre, il reparut dans sa patrie et la Saxe se souleva, les prêtres s'enfuirent, toutes les églises furent brûlées. Les lieutenants de Charlemagne suivis de près par Witikind se replièrent en deçà du Weser. Charlemagne envoya son parent Botheric à leur secours. Les deux armées franques étaient sur le point de se rejoindre dans les montagnes de Sonnthal, lorsque Geilo et Worad aperçurent les Saxons qui longeaient une vallée. Sans attendre Botheric avec qui ils ne voulaient pas partager l'honneur de la victoire, ils se précipitèrent sur les Saxons et se firent écraser. Ce fut un véritable désastre; l'armée des Franks fut presque détruite. Aussitôt Witikind se retira en Danemark.

Charlemagne accourut avec une nouvelle armée, convoqua à Werden les chefs des Saxons et menaça d'exterminer toute la nation. Les Saxons épouvantés lui livrèrent quatre mille cinq cents guerriers; Charlemagne leur fit couper la tète à tous le même jour.

A la nouvelle de ce massacre, la Saxe se souleva, tout entière cette fois. Witikind reparut, accompagné de bandes danoises, entra en Frise, emmena avec lui les Frisons, il s'avança jusqu'à Utrecht, brûlant les églises et massacrant les prêtres. Puis il revint concentrer ses troupes sur les bords de la Lippe pour arrêter Charlemagne. Il y eut une sanglante bataille dont le résultat resta indécis. Charlemagne campa à Paderborn pour attendre des renforts. Il fut vainqueur dans une seconde bataille et ravagea tout le pays jusqu'à l'Elbe ; mais cette fois pas un Saxon ne vint demander grâce.

Cette guerre était interminable. Pendant l'été les Franks massacraient les Saxons et détruisaient leurs villages, puis ils retournaient passer l'hiver dans la région du Rhin ; après leur départ les Danois arrivaient, rassemblaient les bandes éparses des Saxons et les excitaient à la vengeance.

Charlemagne résolut d'en finir. Après la campagne de 784, il vint s'installer pour l'hiver à Ehresbourg avec sa femme et ses enfants. Sur l'emplacement d'Irmensul, l'idole qu'il avait détruite douze ans auparavant, il fit construire une basilique. Son armée, divisée en plusieurs corps, battit le pays sans relâche, pendant tout l'hiver. Les Saxons désespérés renoncèrent à la lutte, et Witikind n'eut plus avec lui que les cantons qui touchaient au Danemark. Charlemagne lui promit la vie sauve s'il se rendait et se faisait chrétien. Witikind accepta; il vint se faire baptiser dans un des palais de Charlemagne, à Attigny-sur-l'Aisne ; Charlemagne fut son parrain.

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Une légende raconte que quelque temps après sa conversion, Witikind revint à la cour, déguisé en mendiant, pour voir les cérémonies de la Semaine sainte. Reconnu et interrogé, il dit qu'il avait voulu compléter son instruction religieuse et raconta ses impressions. « Ce qui m'a le plus étonné, dit-il, a été de voir cpie tous ceux qui s'approchaient d'une certaine table, recevaient dans la bouche, des mains du prêtre, un bel enfant qui souriait aux uns et ne s'approchait des autres qu'avec répugnance. » — « Cet enfant est Notre Seigneur Jésus-Christ, répondit Charlemagne, et vous êtes bien heureux de l'avoir vu; ni mes prêtres ni moi n'avons encore mérité ce bonheur. »

Charlemagne envoya à Rome l'abbé de Luxeuil pour annoncer au pape le baptême de Witikind et le consulter sur la pénitence à imposer aux Saxons ([ui, après avoir reçu le baptême, avaient apostasie et étaient retournés au culte de leurs dieux. Le pape ordonna trois jours de processions par toute la chrétienté pour célébrer la conversion des Saxons; sur la question de la pénitence, il répondit qu'elle devait être différente suivant que l'apostasie avait été volontaire ou forcée, et que le mieux serait de s'en remettre au

jugement des évêques.

Les Saxons furent soumis à des lois terribles; il leur fut interdit de se réunir en assemblée; les prêtres devaient les surveiller et les dénoncer. Us furent astreints, sous peine de mort, à toutes les praticpies de la religion

chrétienne :

« Peine de mort pour celui qui entrera de force dans une église, y commettra un vol ou tentera d'y mettre le feu; pour celui qui tuera un évêque, un prêtre ou un diacre; pour celui qui rompra le jeune du carême en mangeant de la viande, s'il n'a pas une permission d'un prêtre.

« Peine de mort pour celui ([ui, trompé par le diable, aura brûlé une sorcière et l'aura mangée ou fait manger par un autre; pour celui qui sacrifiera un homme au diable; pour celui qui brûlera le corps des morts, comme

font les païens.

« Peine de mort pour celui qui refusera le baptême et persistera dans la haine du Christ; pour celui ([ui complotera avec les païens contre les chrétiens.

c( Le témoignage d'un prêtre pourra sauver de la mort celui qui, ayant commis ces crimes, à l'insu de tous, sera venu en faire confession et pénitence.

« Chaque paroisse donnera à son église une maison, des terres et un couple de serfs. L'église recevra la dîme des biens des habitants et des revenus du fisc.

« Les enfants seront baptisés dans l'année de leur naissance. Il n'y aura point de plaids le dimanche; ce jour là, tout le monde doit aller écouter la parole de Dieu. »

. Willehad revenu d'un voyage à Rome, avait réuni les prêtres chassés de Saxe puis s'était allé mettre à la disposition de Charlemagne. Il retourna au milieu des Saxons et cette fois avec la dignité d'évêque. H s'étabht à Rrème, il y fit construire une belle cathédrale où il fut enseveli.

On rédigea la formule d'adjuration que les nouveaux convertis devaient prononcer avant de recevoir le baptême. Voici le dialogue qui s'engageait entre le prêtre et le néophyte.

— Renonces-tu au diable? — Je renonce au diable.

— Et à tout service du diable? — Je renonce à tout service du diable.

— Et à toutes les œuvres du diable ? — Je renonce à toutes les œuvres du diable et à toutes ses paroles et à Thonar, Wodan et Saxnot et à tous les maudits qui sont ses compagnons.

— Crois-tu à Dieu le père tout puissant ? — Je crois à Dieu le père tout puissant.

— Crois-tu à Christ fils de Dieu ? — Je crois à Christ fils de Dieu.

— Crois-tu au Saint-Esprit? — Je crois au Saint-Esprit.

Plusieurs fois, les cantons du Nord se soulevèrent encore, détruisirent les églises et chassèrent les prêtres. Cinq nobles chrétiens furent massacrés par le peuple. On disait que les Saxons se révoltaient à cause de la dîme, et Alcuin pria Charlemagne d'adoucir le régime qui pesait sur la Saxe... Mais Charlemagne préféra employer la force. Il recommença la guerre, déporta dix mille familles saxones en Gaule et en Italie, et appela à leur place des slaves Obotrites au milieu desquels il plaça des colonies militaires de Franks. Alors la guerre fut terminée complètement; elle avait duré trente ans.

Les Danois restaient païens. Les successeurs de Charlemagne s'efforcèrent de les convertir. Louis le Pieux faisait baptiser ceux qui venaient à sa cour et leur donnait de beaux vêtements blancs. Un jour, il en vint un si grand nombre qu'il n'y eut pas assez de vêtements; on leur donna des bandes de lin et des chemises en forme de sac. Un vieux Danois regarda d'abord avec stupéfaction la chemise qu'on venait de lui donner, puis il se mit en colère et

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dit ;i l'Empereur : « Je suis déjà venu me faire baptiser vin^-t fois; chaque fois, on m'a donné des liabits très convenal)les; mais voici ciu'aujourd'hui, après m'avoir enlevé les vêtements qui m'appartiennent, on me donne un sac dont un ^^ardeur de porcs ne voudrait pas. Si je n'avais pas honte de m'en aller tout nu, je te laisserais ta chemise et ton Jésus-Christ. «

Chvri.i.>hg>e soi mit i es Saxoss. — Composition ei dessin de Mufha.

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