SUZANNE, RAOUL
RAOUL, avec une douceur suppliante.
Suzanne,... me fuyez-vous?... Avez-vous peur de moi ?
SUZANNE, relevant la tCto et le regardant.
Non.
RAOUL
Je le crois. . . C'est à moi seul de craindre, en effet I Tant de jeunesse m'humilie ; tant de beauté m'inquiète ! — Je serai jaloux, Suzanne! — Comme elle me regarde!. . . (ii lui prend la main.) Vraiment, vous êtes pâle, et vous tremblez, chère enfant.
SUZANNE
Ce n'est rien. (II la conduit lentement vers un divan qui occupe tout nn côté de la chambre; il s'arrête par intervalles pour lui sourire. Suzanne s'assied; il se place auprès d'elle.)