TITRES DES SCÈNES
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mA-PAUm BSSJABDIVft, Fartiére.
Soixante ans; marquée au B; d'une grande exactitude à remplir ses devoirs; esclave du premier; soumise avec le second ; à son aise avec le troisième ; mangeant dans la main du quatrième ; fière et hautaine avec les étages supérieurs.
Bonnet garni d'une petite dentelle; tour en cheveux; fichu de rouennerie; robe d'indienne; tablier de couleur; tablier blanc par-dessus.
Quarante-sept ans; sèche au moral comme au physique; adorant les caquets; veuve, depuis trois ans, de M. Pochet, ancien garçon de bureau au ministère des affaires ecclésiastiques.
Mise dans le genre de madame Desjardins.
Gnquante ans; bonne grosse maman; ne disant jamais de mal de personne; 800 livres de rente; raccommodeose de dentelles; du vin dans sa cave; donnant quelquefois à diner; soi-disant veuve de M. Cha^ lamelle^ mort victime de la tourmente révolutionnaire, et que ses amies de la maison prétendent n'avoir jamais, existé ; obligeante ; peu bavarde , quoique habitant les étages supérieurs.
Chapeau, et robe de soie, les dimanches et les fêtes.
XABXXOZSSZiLfi TZBBST.
Cinquante-cinq à soixante ans; revèche, prude, dévote, de la confrérie de la Vierge àSt.-Eustache; n'aimant rien au monde que ses trois chats; pilier de paroisse; rendant de fréquentes visites aux Dames de charité de son arrondissement; faisant des rapports au Suisse, au Bedeau et au Donneur d'eau bénite; sortant de l'église pour entrer chez la portière ou chez ses voisines; déchirant tout le monde.
Grand bonnet monté tombant sur ses yeux constamment baissés; mantelet noir; robe à ramages; un paroissien toujours à la main , bien qu'elle ait un ridicule.
Trente à trente-cinq ans ; assez belle personne ; parlant fort peu ; gouvernante d'un homme seul ; n'y regardant pas de près; surprise un jo«r, la croisée
►entr'ouverle , par madame Pochet, dans la chambre à coucher de son maître , au moment où Monsieur passait sa chemise.
LTOmAISZ.
Cinquante-six ans; de l'embonpoint ; très-bornée ; aimant beaucoup les petits oiseaux; en butte toute Tannée aux mauvaises plaisanteries de la loge; bonne femme au fond.
Mise provinciale; robe d'indienne.
Soixante ans; aimant la bonne chère; paresseux comme Figaro ; toujours crachant, mouchant, grondant, friand; égoïste; grossier et suffisant avec les femmes; en somme, homme fort désagréable.
Casquette à visière ;» veste de chasse; tablier rarement blanc.
Le maître de mademoiselle Reine; cinquante ans.
Soixante-cinq ans; ancien locataire des étages supérieurs de la maison ; disant son ménage lui-même; ex-employé aux contributions indirectes ; écarté de ses fonctions en i8i5, comme professant des opinions dangereuses.
Petite taille; perruque blonde en assez mauvais état; passant ses soirées à voir jouer aux échecs au café de la Régence; fort propre de sa personne; ha-
bit marron à boutons blancs; calotte courte en satin turc ;bas chinés; deux chaînes de montres tombant sur ses genoux ; un seul gant à la main.
Un petit jardin sur sa fenêtre.
ABO&VHS VOCHXT f pius connu tous t» nom dt 1I01K>FFX«
Neuf à dix ans ; polisson dans toute l'acception du mot; proférant les juremens les plus affreux; malpropre; passant mille fois par jour les paremens de sa veste sous son nez ; ne sachant pas un mot de grammaire ni de catéchisme; se battant à tous les coins de rue; rentrant toujours Toreille déchirée; fréquentant les plus mauvaises sociétés ; dérobant dans le ridicule de sa mère; ayant déjà deux fois ouvert la porte de la cage aux obeaux de la Lyonnaise , et jeté un des chats de mademoiselle Yerdet du sixième dans la cour.
AZORy carlin.
Quatorze ans; surchargé d'embonpoint; exhalant après le diner une odeur fétide; commençant fort à grisonner; libertin, coureur; sur sa bouche.
M» mVBHC
Étranger à la maison; cinquante-cinq ans; employé; Titus poudrée; de la tenue; de belles manières; basse taille; d'une politesse recherchée; parlant sa langue avec pureté et élégance; lié depuis longues années avec le quatrième ; une canne de jonc à la main.
UV FACTXim.
Livrée de la Poste ; peu de manières.
mu tBioasi.
Trente-six ans; tenue de visite; gros favoris roux, taillés en rond sur la joue; cravate de couleur en soie; grand col de chemise entrant dans le chapeau; gilet blanc; pantalon bleu-flore; bas blancs; habit vert. Parapluie rose.
Totalement étranger aux beaux-arts et à la littérature.
jnn yoiz olaihb.
Casquette polonaise à glands d'argent; habiC-veste de chasse; teint blême; cravate rou^e.
vm VOIX sv&ovis.
Chapeau sur le coin de l'oreille; col de chemise rabattu; cravatte à la Colin; cheveux en tire-bouchons; veste de garçon de café; pantalon cosaque; bottes éculées.
UV IMDTTKDVm
Chapeau rabattu sur les yeux , de grandes jambes et de vastes poches à sa redingote couleur de muraille.
ta Cojge )u pattin*
MADAME BESJARBINS.
£h ben! Desjardins, est-ce que tu ne vas pas
commeDcer à te coucher qu'tu vas encore
faire comme tous les jours, te brûler Tsang
au poêle quVest vrai qu'tu n'es pas non
plus raisonnable.
BESJARDINS.
Qu'çaf estben facile à dire qu'jVoudrais
t'voir c'que j'ai
lo LE ROMAN
MADAME DESJARDINS
Je l'aurais qu jTsupporterais On a bien
raison de l'dire les femmes sont bonnes là
pour souffrir vous avez les douceurs et
nous l'paquet mais vous autres Laissemoi tranquille, tiens vas joindre ta soupente tu m'ennuies {Azor profite du
moment où la porte de la loge est ouverte
pour aller faire un tour dans la rue.) Azor
voulez-vous v'nir ici polisson...... qu'j'vas
aller à toi vilaine bête va que j'vas
aller à toi v'nez ici que j'vousdis {Azor
assis sur son derrière , à dix pas de sa maîtresse, implore son pardon en tirant de temps
en temps sa langue.^ Oui, j'te vois vous
êtes timide quand vous avez fait des sottises
[Elle saisit un fouet suspendu à un tlou der^ tière la porte cochère, et en détache un cùUp sur la partie inférieure des teins d^Jzor t^i ne fuit pas assez tôt y et pousse un cri plain-
/t^)R'viens-z'y intrigant ditesque votr$
ne l'ferez plus dites4e toutd'suite. {Azor
garde le silence le plus absolu y il se glisse le plus vite quil lui est possible sous rétabli du
CHEZ LA PORTIÈRE. ii
tailleur en recelant sur la même partie du corps un second coup de fouet et en poussant de nouveau un cri plaintif. )
MADAME mSSJARDINS) MADAME POGHET, ADOLPHE, AZOR.
MADABIE POGHET.
Bonsoir, marne Desjardins; après qui donc que vous en avez?
MADAME DESJARDIKS.
NWen parlez pas, iï'est après c'vilaiîi coureur de chien qu'on n'en peut pas jouir
ceux qui n'en ont pas sont bien heureux.
MADAME POCHET
C'est vrai qu'on s'y attache; c'est comme aux
petits oiseaux N'y a qu'à voir la Lyonnaise
avec eux. {A jidolphe.) Eh ben! mauvais sujet on n'dit rien à madame...... on n'sou-
haite pas l'bonsoir...... c'est trop commun.^....
MADAME DESJABDINS.
Bonscnr, mon minet.
MADAME POCHET
Oh ! il n'dira rien, si c'est pas son idée
Veux-tu pas t'tourner comme ça, j'vas te coucher, tu vas voir T'nez vlà eun'ch'mise
blanche de c'matin , comme c'est propre , vilain enfant, va Va voir le petit à marne
Vaillant^ s'il est sale comme toi.