‹ Scènes populairesChapitre 172 sur 201 · LES MÊMES, MADAME LANGLET, MADEMOISELLE OLYMPE LANGLET · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MADAME LANGLET, MADEMOISELLE OLYMPE LANGLET

MADEMOISELLE OLYMPE. — Bonjour, madame.

madame SAUBIN. — Comment , c'est vous, mesdames, qui osez venir me voir dans mon fouilli!

MADEMOISELLE OLYMPE. — Nous ne savions pas que re fut aujourd'hui votre déménagement, sans cela...

madame saurin. — Mon Dieu, mesdames, que je suis contrariée de vous recevoir ainsi ! Clémence!

clémenci . — Madame?

MADAME saurin. — Cherchez donc des sièges à ces dames.

MADAME BACHELIER. — Si ces dames voulaient venir se reposer chez moi?

MADEMOISELLE OLYMPE. — TOUS êtes bien bonne, madame; nous ne comptons rester ici qu'un instant.

madame sadhin. — El M. Langlet, mesdames?

MADEMOISELLE OLYMPE. —Mon père est au Pnlais. Je ne

vous as aussi avancée dans voire déménagement ,

madame.

madame saurin. — .!< devais effectivement ne le commencer que vers la fin de la semaine prochaine; mais l'apparie-

.r.fi SCÈNES POPULAIRES.

mont que je prends se trouvant libre , j'ai préféré ne pas larder davantage.

mademoiselle OLYMPE. — Vous avez fort bien fait, madame: lorsqu'une chose me tourmente , je cherche au plus vile à m'en affranchir. Maman n'est pas de même; elle a tort.

MADAME bachelier. — C'est toujours ainsi que l'on devrait faire.

mademoiselle olympe. — Sans cela , vous prolongez vos ennuis à l'infini ! Êtes-vous satisfaite de votre nouveau logement, madame?

MADAME saurin. — Nous sommes plus grandement.

mademoiselle olympe. — C'est beaucoup. Vous étiez un peu à l'étroit dans celui-ci.

madame SAi'Rix. — Je doute néanmoins que nous restions long-temps où nous allons entrer; mais j'étais si fatiguée de courir les appartements, j'en avais tant et tant vus, des nids à rais, devrais trous! et tout cela à des prix fous, que j'ai arrêté le premier qui s'est présenté.

mademoiselle olympe. — Après en avoir rencontré qui vous convenaient davantage peut-être?

madame saurin. — Oh! certainement. Mais les uns étaient trop élevés, les autres mal éclairés; la maison, ou mal habitée . ou sur un trop grand pied ; bref, j'ai pris celui-là comme étant encore un des moins laids et des moins incommodes.

madame bachelier. — On ne se loge pas à Paris comme on veut.

madame langlet. — Et arrangez cela , on bâtit de tous les côtés.

madame bachelier. — Et les logements sont hors de prix.

MADAME i.amilet. — Le payez-vous cher , votre logement?

MADAME sai FRIN. — Fort cher, oui, madame.

M\l»l vioiSEU .E OLYMPE. — Je suis bien fâchée; j'en avais un

I i Di \|! \\(,l MENT. -1.-.7

charmant à tous proposer, celui de madame (lard; n'estpas, maman?

madame sadrin. — Madame Cterel déménage? Elle quitte le sien .'

MADEMOISELLE OLYMPE. — A la fin du mois, elle va rejoindre sou mari a Besançon.

MADAME ! LNGL1 i. — <:<■ nVst pas là, je crois, qu'elle va.

MADEMOISELLE OLYMPE. — J<' te demandé bien pardon, maman, c'est à Besançon.

MADAME SADRIN. — Toujours son appartement de la rue Tiquetonne?

MADEMOISELLE OLYMPE. — In logement ravissant!

madame SADRIN. — Je n'ai jamais beaucoup aimé celle ruelà.

MADEMOISELLE OLYMPE. — Et si bien distribué ! si bien décoré !

MADAME SADRIN. — Y.\ la maison?

MADEMOISELLE OLYMPE. — Très-propre, très-bien lenue , supérieurement habitée. — Toutes personnes comme il faut.

M IDAME SA! KIV — D<- quel prix est-il?

MADAME L.WGLET. — Mais de Oll/.e à douze Cents francs , je crois.

MADEMOISELLE olympe. — le te demande bien pardon, maman ; il est de huit à neuf cents.

madame sadrin. — Et je paye I" mien quinze cents! Il me reviendra à près de dix-sept cents, tout compris, à la vérité,

madame bachelier. — C'est une grande différence.

madame saurin. — Combien de pièces chez madame Cla-

ret ?

MADEMOISELLE OLYMPE. — La salle à manger d'abord. MADAMi sadrin. — Pas d'antichambre?

MADEMOISELLE OLYMPE. — Pas d'antichambre.

35S SCÈNES POPUfcAIRES:

MADAME SAURIN. — Je n'aime pas ça. Vous êtes à table, vous avez du monde, on vous tombe sur le dos; c'est fort ennuyeux.

CLÉMENCE. < — C'était comme ça dans mon premier service.

MADAME saurin. — Qu'est-ce que c'est, mademoiselle, de venir toujours vous mêler à la conversation? Je vous avais dit d'aller au nouveau logement ; jamais vous ne faites ce qu'on vous dit

CLÉMENCE. — J'ai resté dans le cas que madame aurait de besoin de moi.

madame SAURIN. — Vous vous êtes trompée. Vous direz à monsieur que les dames Langlet sont ici.

mademoiselle olympe. — Nous ne comptons rester avec mis qu'un moment, madame.

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