LES GIROUETTES
Gis, le dernier marié, dont toute la récolte est perdue suis
ressource ?
le père bontems. — Je \»ms voyons v'ni... J'en sommes bé
trisse, mais j'ons. point les moyens d'ça. Pourquoi s'aviont-
t'y établi, que je ne le voulions point ? Tari! pis pour li. m. dufoy. — âviez-vous à vous plaindre de la famille de sa
femme ?
LE PÈRE BONTEMS. — Il étionl des meurt d< faim , (k's gueux qui n'avionl poinl ['premier sou !
m. dufoy. — Mais vous-même . père Bontems, quand vous vous fties marié, ?ous n'étiez guère plus avancé.
LE PERE BONTEMS. — Y n'a\ont qu'à faire comme j'ons fé.
M. dleoy. — Vos parents n'avaient rien ; mais vous qui a\e/. du bien , qui êtes à votre aise...
le père bontems. — Si j'ons , je l'ons bé gagné , marchez.
m. ddpoy. — Vous avez eu du bonheur.
le Pi:r.t BONTEMS. — Queu chance que j'ons ('vue? J'ons évu ('malheur d'perdre nos deux premières femmes : c'étiont là tout le bonheur que j'ous évuj mais hors ça, queu bonheur? Au reste, monsieur Dufoy, je n'f'rons rien pour li, rien pour les /.'autres, rien pour parsonne; après nous s'il en lisse. J'allons lire les papiers.
M. DUFOY. — Notre seniteur très-humble.
le pere bontems. — Avantage, monsieur Dufoy.