LE ROMAN CBEZ LA PORTIÈRE
■ Malheureuse mère, dit-elle , tues l'assassin de ta ■ propre enfant , par les si aliments que tu lai as... » [On frapi
one m»i\ ci ure. — Mademoiselle Pauline? madame desjardins. — Elle y est; ao quatrième, la porte
à gauche. Bon! et de deux; \ 'là Longchamp qui coin-
mence.
la vos a aire. — ïe sais ou c'est.
MADAME DESJARDINS. — Il sait où c'est! c'est emménagé d'hier ! il y a doue couché?
MADKMOISELl E REINE. — Nous croyez?.. . Quelle horreur!... Si Monsieur sait qu'il y a des créatures dans la niaison , lui qui reçoit M. l'euré !
MADAME DESJARDINS. — « L'assassin de la propre en- » faut par les sentiments que lu lui as... » (On frappe.)
LE FACTEI R. — Trois sous.
MADAME DESJARDINS. — Pour qui ?
il", facteur. — Le sceond.
MADAME DESJARDINS. — Dites -donc, fadeur, est-ce que vous vous Qgurez que je m'en vas nie mettre comm'ça à découvert avec le second! pas du tout. En v'Ià déjà pour neuf sous, et on ne parle de rien... Je ne veux plus.
il FACTEUR. — Laissez donc , v'Ià le jour de l'an ; trois sous.
MADAME DESJARDINS. — Vous avez raison. Voulez-vous, sans vous commander, m'passer la syhiile, au-dessus de votre tète, sur la tablette, à côté du p'tit cadre, madame PocheL Excusez, la Lyonnaise... Tenez, v'Ià trois jolis sous.
LE FACTEUR. — Qu'a le nez fait comme six blancs; trois sous?
MADAME DESJARDINS. — Pas encore! Tenez, v'Ià un joli sou de la liberté, fadeur.
rc SCÈNES POPULAIRES
LE FACTEUR. — C'est bon !
madame DE8JABDIN8. — Vous fermerez le carreau.,. ; il s'en
, va. Maintenant ils sont grossiers comme du pain d'orge, dans, les places. N'y a\aii qu'à voir autrefois ! J'avais un oncle de mon mari dans les écuries du Roi, à Versailles, ixi/fi rmi( r ; fallait voir ces gens-Jè en société... {Lisant.) « Malheureuse mère, dit-eUe s la es V assassin »
LA VOIX CLAIRE, aa carreau. — Elle est joliment chez clic, mademoiselle Pauline !
.madame DES JARDINS. — C'est qu'elle sera sortie, ou elle est peut-être occupée.
la voix claire. — Qu'est-ce que vous dites d'occupée?
Madame desjardins. — Mais, monsieur...
LA voix claire. — J'dis qu'on s'taise... ; lirez-moi le cordon.
MADAME DESJARDINS. — Vous fermerez votre porte... Comment?... Qu'est-ce que vous dites?... manant, grossier, sans éducation. J 'n'oserais pas répéter devant un enfant ce qui vient de m'dire. Le propiétaire le saura demain.... Eh ben ! j'vas t'êlre heureuse pendant trois mois. Eh ! mon Dieu ! je n'ai plus de cœur à rien ! c'est vrai. « Malheureuse mère, dit-elle... » (On frappe.)
M. PRUDHOMME, basse-taille. — AI. Dufournel ?
MADAME DESJARDINS. — Oui , monsieur. Vous savez ousec que c'est?
m. pin dho.mme. — Depuis trente années consécutives.
madame desjardins. — Ah! c'est vrai , je ne \ous remet- Lais pas, monsieur.
M. PRUDHOMME. — Je vous demanderai la permission d'aï* J limer mon rat.
madame desjardins. — Oui , monsieur.
M. PRUDHOMME. — En vous remerciant mille fois. Je vais fermer le carreau; mille pardons.
Madame desjardins. — De rien. (On frappe.)
deux voix de femmes. — C'est nous !