LE ROMAN (111/ LA PORTII RE
MADAME desjardins. — Tiens! l'Opéra déjà Gnite. Vlà la dame du food de la roui-, au rez-de-chaussée, avec sa demoiselle, <[ni rentre;
mademoiselle verdet, - Kt mi cavalier, dites-donc! je ne connaissais pas celui-là.
MADAME DES JARDINS. — Je n'ai rien \u, moi. C'est une dame irès-généreuse.
mademoiselle verdet. — il a pourtant la tête de plus que M. Bocquet.
MADAME DESJARDINS.— « Ma Him rcu.se vicie, dit-elle,
in es l'assassin de ta propre enfant pur les sen-
» limcnt.s que tu lui us inculqués.., inculqués.. ..
■ Kiuuilli: (le fleurs, lu bondissaient de toutes
» parts de jeunes agneaux hiancs connue neige. » Ça ne suit pas beaucoup. — J'crois ben , 104 et 297. Dis donc, Desjardins, qu'est-ce t'as donc l'ail des pages? disle donc; lu dors connue un sabot dans la soupente; t'as allumé ta pipe avec... J'te dis pas de tirer le cordon, imbécile. (Elle va fermer la porte.) Comment faire, à présent . pour \ suppiéïer?\e ne sais plus du tout où j'en suis. Vlà la Lyonnaise qui commence sa nuit; bonsoir, la Lyonnaise.
LA LYONNAISE. — Non, pas du tout: a Entaillée de • /leurs... »
MADAME DESJARDINS. — Je le croyais, excusez. Voyons donc sous le coussin de mon fauteuil, quelquefois. t. Rien du tout.
■ Malheureuse mire... »
M. I RODHOMME, uu carreau. ■ — J'ai éteint mon rat;
MADAME DESJARDINS. — Dame! monsieur , vous aie/, faire ce manége-là tonte la soirée, si vous ne le mettez pas, pour traverser la cour, dans la coiffe a votre chapeau.
m. ri:i DHOHME. — Je trains de la compromettre... Je vais cependant aviser au moyen de ne pas vous déranger da-
vantage; mille pardons de \<>s peines, mille remercîments,
madame DESJARDIN?. — « Malheureuse mère, dit-elle, » tu es l'assassin de la propre enfant, par les
» sentiments que tu lui as inculqués E maillée
» de fleurs... »
M. PRUDHOMME, au carreau. — C'est encore moi : dam! que voulez-vous? tout finit par s'éteindre, dans la nature !... Le rat, c'est l'image de la vie... nous subissons la loi commune... Je vais fermer le carreau.
madame des jardins. — Dieu ! que cet homme est bête avec tout son esprit ! je ne connais rien de si hèle. (La porte est restée ouverte; eu allant la fermer, madame Desjardins aperçoit venir de loin un des locataires, elle la referme pront planent et rentre dans sa loge.) Dites donc, v'Ià ce Laserre. J'vas l'iaisser un peu dehors pour le r'mercier d'ses dernières étrennes.
madame pochet. — Comment , est-ce qu'il ne vous a rien donné l'an passé?
madame desjardins. — La moitié d'un petit écu, comme vous êtes une honnête femme.
mademoiselle reine. — Trente sous !... Oh ! l'avare !
madame POCHET. — C'est une horreur !. .. (On frappe.)
madame desjardins. — Pan! Oui, cogne, va!
mademoiselle reine. — Il a pourtant de quoi?
madame DESJARDINS. — Je crois ben ; un gabelou * r'ihv. .. (On fr iippe.)
madame pochet. — Pan! Et qui est bien meublé... j'ai vu sa chambre.
madame desjardins. — Oui , oui , il a un mobilier assez conséquent... (On frappe trois coups.)
madame pochet, riant. — V'Ià qui s'anime!
MADAME desjardlns. — C'est son habitude. (On frappe à coups redoubles.) Frappe , frappe ; oh ! ça n's'ra pas la
* Nom que le peuple donne aux employés des contributions.