‹ Schamyl drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 38 sur 84 · WASSILI, NADÈJE · texte numérisé non relu

WASSILI, NADÈJE

WASSll.1, atfuiel, dUhvuI Sxddje.

Eh bien, tu vois, Nudèjc ? les Adigbés, gagnés par uous, sont maintenant les ennemis de Schamyl!

NADEJE, d’an !■>»■ doux «t trille.

Je vois, mon père.

WASSILI, UH b qoalt/>r de» jm.

Mais tu le dis : Achulgo tient fana lui encore. Eli bien ! non! Hamstd, Hamsad son jurent ! est à nous en secret, et va, ce matin, tout à l’heure, nous ouvrir la forteresse.

NADEJE.

Ah!

wassili, i'uib»i «t l'ipiui,

Seulement. Schamyl reste toujours libre, n’est-ce pas? libre et à U tête d’une fidèle petite troupe que sa parole soulève et emporte, comme fait un géant d’un enfant. II a, — c’est leur mot, — des éclairs dans les yeux et des fleurs sur les lèvres! — Mais la forteresse une fois à ii> ai-, que pourra-t-il. seul, dans sa montagne? Rien que Fur nous le livrera! J’ai déjà lait promettre u

SCHAMYL. 13

qui l'amènerait prisonnier dix mille roubles ou telle grâce qu'il vuh.ùlerait. Que pourra-t-il, voyons? — Oh ! je vaincrai a*t invincible!

NADEJE.

Je n’ai jamais dit, mon père, que vous ne le vaincriez pas.

w asm u.

Eh! que dis-tu donc, que penses-tu donc alors? Tu restes là, Manche, immobile et triste, — reproche muet» protestation vivante ! Oui, je te prouve que je suis le plus fort, mais non pas que je suis le plus juste! lu détestes nos armes, même victorieuse». Ht, de ces barbares, tu admirerais jusqu a leur défaite!

NADÈJE

Mais je ne dis rien, moi ! c'est vous qui le dites, mon père !

XVASSILI.

Oh ! va ! ton silence parle !

NADÈJE

Non, mon père, c’est votre conscience ! Ah! vous devez l’entendre, car moi je l’entends. Tenez, écoutez- la, elle vousdit encore : — 11 n est pas trop lard ! rien d’irréparable n’est accompli ! l<& paix, cette paix honorable que dem andait Schamyl, on peut toujours la faire, on peut toiganrs laisser à ce vaillant peuple son indépendance, on peut toujours être équitable, être lui main, être bon!

WASSIll.

Tais-toi, Nadèje, lai s - toi ! Ce que tu me demandes là, c'est ma disgrâce cl ma ruine. Ton père déchirait peut-être; mais la raison delai ne fléchit pas, et je suis son instrument! Si je n’obéis, elle me brise, (on »« <«up a» cim.) D’ailleurs, liens, \uilà le signal que j’attendais. La forteresse esta nous — et Dieu pour nous !

NADEJE, MCORMl b téU>.

Dieu!

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