‹ Schelling. Écrits philosophiques et morceaux propres à donner une idée générale de son système. Traduits de l'allemandChapitre 6 sur 89 · LI · texte numérisé non relu

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esquissé. La polémique joue d’ailleurs un irop grand rôle pour permettre une exposition calme et suivie. Cependant, de tous les écrits de Sclielling, les Etudes académiques sont celui qui, à notre avis, donne l’idée la plus fidèle de sa philosophie. On sait que, sur les points particuliers, Schelling a plusieurs fois modifié ses conceptions. Sa pensée a parcouru diverses phases. La dernière, en particulier, n’aura obtenu sa véritable manifestation que quand l’illustre professeur aura publié lui-méme les résultats du cours qu’il professe depuis quelques années à Berlin. Nous avons dô choisir celui de ses ouvrages qui , par sa généralité même, est resté le plus étranger à ces variations, qui représente le mieux l’espritel l’ensemble de sa doctrine.

Ce que nous connaissons, du reste, du nouvel enseignement de Schelling ne nous paraît pas , ainsi qu’on l’a prétendu, éontredire son ancien système. Au contraire , si nous en jugeons par un écrit récemment échappé de sa plume (l), non seulement il n’a point changé les bases de sa doctrine, ainsi qu'il l’a déclaré formellement dans son discours prononcé à Berlin en 1841 ; mais il ne fait que développer toute une face de son système qui était restée dans l’ombre, et dont les premiers linéaments sont déjà déposés dans les huitièmeet neuvième leçons des Etudes académiques. Nous ne contestons pas ce qu’il peut y avoir

(1) Sa Préface aux écrits posthumes de StelTens.

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de nouveau el d'original dans des conceptions élaborées depuis quarante ans par un esprit aussi fécond et aussi hardi; mais nous retrouvons maintenues plusieurs des vues émises en 1802. En attendantque l’auteur nous donne, dans l’ouvrage impatiemment désiré, qu’il promet au public depuis plusieurs années , les rectifications et les développements de ses anciennes théories, nous avons pensé qu’il suffisait d’éclaircir et de compléter quelques uns des points les plus importants, traités dans ces leçons, par des extraits empruntés à d’autres ouvrages de la même époque. Encore avons-nous dû être sobre dans ce choix.

Il est cependant unepartiedu système de Schelling que nous avions à cœur de faire connaître d’une façon plus complète, tant parce quelle est chez nous la plus ignorée, que parce quelle se rattache à un travail entrepris par nous depuis quelques années, sur une branche spéciale de la philosophie allemande. Nous voulons. parler de la Philosophie de l'art. Ainsi quenous le ferons voir dans une dissertation à part, destinée à exposer et apprécier les idées de Schelling sur l’art, et à montrer l’influence qu’elles ont exercé sur les théories esthétiques au \ix* siècle, Schelling n’a pas seulement introduit un point de vue nouveau dans la manière d’étudier le monde physique et fondé une philosophie de la nature; du même coup il a changé la manière d’envisager l’art et renouvelé cette branche si intéressante de la philosophie, ou, pour mieux dire, il l’a créée une seconde fois. Personne au moins

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