‹ SchellingChapitre 115 sur 195 · P. 336 sq · texte numérisé non relu

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divin qui évolue à travers les choses? Mais la liberté dont il s’agit ici n’est pas la véritable liberté humaine, qui est puissance de choix entre le bien et le mali.

Ne rien sacrifier, ni l'intérêt humain, ni l'intérêt spéculatif, tel est le mot d'ordre ; donc montrer que le fait de la liberté entre comme élément intégrant dans le système rationnel de l'univers, tel est le problème. Seulement, disons-le dès maintenant, car c’est ce qui marque une nouvelle étape dans la pensée de Schelling, il est sans doute impossible de faire à la liberté sa part. Si la liberté entre dans un système, elle ne peut y entrer que comme principe ou comme absolu. Schelling voit dès maintenant la signification universelle de la liberté, lorsqu'il indique que la notion que l’on a d'elle n’est pas antérieure à l’idéalisme?, c’est-à-dire au système qui ne peut affirmer la liberté qu’en faisant d'elle le pivot de l'univers. Nous allons essayer de montrer comment Schelling, qui avait vainement essayé d'intégrer la liberté humaine à son système de l'identité, est amené à transformer son absolu lui-même en liberté. Il est seulement naturel, et ce sera là le second résultat de notre exposé, que, dans ces conditions, la notion même de système se transforme et s’élargisse : dès le début, c’est à l’étroitesse de la notion de système dérivé du rationalisme mécaniste français du xvin* siècle qu'il attribue l’opposition devenue habituelle entre les exigences de La raison et celles du cœur : si la liberté n’est pas seulement une idée nécessaire, il faut qu’elle soit un fait qui surgisse d’un fond inexprimable : à la série nécessaire des Idées se substitue la série historique des actes.

Revenons maintenant au conflit primitif entre la notion de système et celle de liberté. Jacobi avait essayé de démontrer que tout système rationnel (dont le type parfait est le spinozisme) est un panthéisme, et que tout

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