P. 365-367; il s'appuie ici sur Baader
cience de la raison ; c’est la personne, qui est atteinte, et la raison est un être universel et passif!.
Il peut paraître assez étrange de donner à ces deux manifestations de l'activité psychologique, l’égoisme et l'amour, un sens métaphysique si profond que, nous allons le voir dans un instant, la décision humaine supporte en quelque sorte. le poids total des destinées cosmiques. La nouveauté du système, c’est bien en effet la place qu’il donne dans l'univers à la personne vivante, morale et active. Dans le langage particulier du système, ceci se marque par le renversement de valeurs entre la raison et l’entendement?. Jusqu'ici la raison universelle identique à l’Absolu était considérée comme l'intuition créatrice et féconde, dont l’entendement avec ses concepts ne fait que morceler et dégrader la force; non seulement Schelling méprisait les philosophes d’entendement qui nesaventpenser qu'avec des abstractions; mais il considérait l’entendement comme ce qu’il y a de moins important en l’homme. Mais les mystiques lui ont enseigné la valeur morale de la personnalité ; la personnalité, la volonté fondamentale qui constitue l’âme humaine est l'agent efficace, l'amour comme la haine, et la raison, cette faculté impersonnelle, commune à tous, bons et méchants, est en même temps indifférente à tout?.
Un système qui donne la plus grande place à la personne humaine {non pas comme l’idéalisme à ce qu'il y a d’universel dans l’homme, à la raison, à la conscience absolue) pourrait s'appeler du nom d’un système actuellement bien connu : l’humanisme. Toutes les directions de l'univers et jusqu'à sa substance reposent sur l’activité humaine condensée et toutes ses chances d'avenir sont comme une mise sur la volonté humaine.
Seulement dans l'humanisme de Schelling, tous ces grands peut-être concernant l'avenir de l'univers, ne sont