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indéterminés qu’en apparence. Il y a ici une ambiguïté sur laquelle il faut insister. D'une part le choix entre la haine et l'amour est libre; la volonté humaine n'est pas déterminée, mais seulement sollicitée vers le mal!. Le mal n’est pas issu de la nature; le fond (Grund) de l'existence n’est pas mauvais en soi. C’est seulement lorsque les forces obscures et chaotiques se sont dissociées, unifiées, et pénétrées de lumière que, transformées en volonté humaine, en volonté propre, elles peuvent vouloir chercher leur unité en elles-mêmes, et créer comme des sphères fermées à l'amour universel. Encore faut-il prendre soin d’écarter entièrement de cette décision humaine tout soupçon qu’elle pourrait appartenir au devenir. L'idéalisme de Kant et de Fichte lui en fournissait un moyen; si cette décision a lieu dans la durée par un passage de la puissance à l’acte (comme le devenir de la nature), d'une puissance indéterminée du bien et du mal, vous n’avez le choix qu'entre le déterminisme (loi nécessaire du devenir, puisque la puissance est déjà une espèce de désir fatal et aveugle de l’acte déterminé) et la liberté d’indifférence, qui est la pire des absurdités. Mais il faut se rappeler, avec Fichte, que la personne n’est pas une chose morte qui est donnée à l’homme de l'extérieur, mais qu'elle est au contraire identique à l’acte même par lequel elle se pose; or cet acte est bien déterminé; le bien ou le mal lui sont donc dès l’abord inhérents; cet acte intelligible, vu de l'extérieur, est, pour l’activité humaine qui le déroule dans la durée, comme une nécessité fatale, bien qu’en lui-même et vu de l’intérieur, il soit liberté?.
Mais comme les forces qui agissent en l’homme ne sont autres que celles qui agissent dans la nature, comme d’autre part le mal est le bouleversement de ces forces, tandis que le bien en est l’ordre et l'harmonie, il s’ensuit que, par cet acte, l'homme est le maître de la nature,