‹ SchellingChapitre 124 sur 195 · LEE · texte numérisé non relu

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liberté de l’homme et la personnalité divine. Il échappe à tous les reproches que Jacobi fait à un système rationnel!. Est-il monisme? Oui en un sens; car le Grund et l'existence sont, comme le sujet et le prédicat d'une

proposition, tous deux attributs d’un même principe,

l’Urgrund ou plutôt l'Ungrund; mais contrairement au monisme la séparation de ces deux principes rend possible le passage de l’implicite à l’explicite, la vie et l'amour, qui n’est rien que l’Ungrund qui les pénètre. Le monisme primitif devient donc, par sa persistance dans le dualisme, victoire sur le dualisme. Ce dualisme est donc non pas le dualisme absolu qui rend nécessaires toutes

les cruautés, mais un dualisme libéral qui escompte rai-

sonnablement l'unité finale. Est-il immanentisme? Oui, quand il s’agit de l’homme divin, sauveur attendu, où le Grund est pénétré par la lumière; non, lorsqu'il s’agit des autres créatures où les deux éléments sont dissociés. Nie-t-il la personnalité? Nullement; il est même le seul qui l'explique et la déduise.

$ II. — Les polémiques avec Jacobi et Eschenmayer.

On à vu toutes les précautions que Schelling mettait à défendre son système contre les attaques possibles de Jacobi. Ces attaques, en effet, ne tardèrent pas à se produire : Dans son écrit von den güttlichen Dingen und threr Offenbarung, Jacobi, sans d’ailleurs tenir compte du nouvel article de Schelling, reproduisit avec vivacité son affirmation qu'il faut opter entre une philosophie démonstrative mais panthéiste et athée, et la croyance en un Dieu personnel, le théisme ; la philosophie de Schelling qui est démonstrative ne peut être qu’athée.

Les dissentiments personnels qui séparaient alors les deux hommes et les coteries de salon sont pour beaucoup

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