‹ SchellingChapitre 129 sur 195 · Sur le faux idéalisme, p · texte numérisé non relu

Sur le faux idéalisme, p

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pourtant intellectuel de cette connaissance ; c'est l’en-

tendement vivant, par opposition à l’entendement qui tue 1. — Mais de quelque façon que vous pensiez Dieu,

c'est d’une pensée humaine; c’est de l’anthropomorphisme. — Cette conséquence doit être acceptée; il n’y

a pas de milieu entre l’agnosticisme intégral, celui d’Eschenmayer, et l’anthropomorphisme également intégral. L'homme n’est pas placé si bas dans la série des êtres que l’entendement, produit divin, ne puisse arriver à saisir son créateur. Et Dieu n’est pas l’être universel, la trinité d’abstractions, vérité, bonté, beauté que l’on s’imagine ; il est le sujet personnel de ces abstractions, l’être vrai, bon et beau, et, comme tel, il peut être saisi par l'esprit ?. |

Le Glauben d’Eschenmayer est-il foncièrement distinct

de « l’entendement vivant » de Schelling? Tous deux :

s’opposent ensemble à la connaissance kantienne jugée insuffisante, la détermination par des concepts fixes. Seulement, pour Eschenmayer, il ne reste en dehors d'elle qu'une espèce de perception sans concepts; pour Schelling, on peut, par l'esprit, par un effort tout personnel de l'esprit, restituer la vie à ces concepts morts, ne plus les appliquer du dehors à une réalité préexistante, mais les voir jaillissant du développement immédiatement senti, du devenir, du passage à l’être de la réalité.

$ III. — Schelling et l'Allemagne.

La tendance traditionaliste est à peu près simultanée, dans la pensée de Schelling, avec une recrudescence d’esprit nationaliste. Il se manifeste au plus haut point par la fondation, au début de 1813, de l’A//gemeine Zeitschrift von Deutschen für Deutsche et par un fragment

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