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INTERPRÉTATION DU KANTISME. 19 eee à:
tenter de poser ce progrès, comme un fait; il en cherche VAR les conditions et la possibilité. L'empire progressif du savoir RS de l'esprit sur la nature serait impossible, si les choses, : si la nature n'étaient pénétrées d’esprit et de savoir. Fichte va plus loin ; ilintériorise cet empire ; il ne peut pas consis- : ter en une action purement extérieure qui laisse, sans LTAR changement, l'intimité des choses; tout pouvoir externe in est symbole d’un pouvoir interne; toute discipline exté- . rieure exige l’acquiescement intérieur, la bonne volonté
de celui qui y est soumis; et ainsi l'empire de l’esprit
sur la nature n’est plus seulement celui de l’expérimen-
tateur qui dispose ses appareils de façon à produire le phénomène dont il a besoin; la nature devient un organe, un moyen de la réalisation plus complète de l'esprit.
La liberté c'est surtout, pour lui, le pouvoir de trouver le savoir toutentier dans les constructions spéculatives de l’esprit!.
1. Cf. en particulier les Lettres philosophiques sur le dogmatisme et le criticisme(1795), que Schelling considéra plus tard comme le point de départ : de sa propre doctrine (p. 284, note 1); en particulier.lettre 9e, p. 326 sq. ; p. 330 : « Quiconque a réfléchi sur l'idéalisme et le réalisme a vu de luimême que tous deux ne peuvent se trouver que dans le voisinage de l’absolu, mais que dans l'absolu ils doivent être unis et cesser d’être des systèmes contradictoires. » Le criticisme est la philosophie qui ne considère cette limite vers laquelle ils convergent ni comme réalisée ni comme réalisable.