Cf. p
RES ca
de au ane An b
construction dialectique de ce mème devenir. Il n’est pas impossible de disculper Schelling ; il a vu, au contraire, qu’il y avait là deux choses : 1° une pure contemplation (Schauen) du devenir; 2° une espèce de démembrement qui en fixe les étapes !. Mais, dans la pure contemplation, le sujet est perdu dans l’objet, et elle n’est pas plus instructive pour ainsi dire que le sujet lui-même ?. De plus, il trouve que cette contemplation, isolée, n’est pas sans un certain danger si on ne la complète par une expression communicable 5. Ce qui peut nous tromper, c’est que son but n’est nullement de nous suggérer cette contemplation, de transcender le concept par l'intuition, mais tout au contraire de revenir de l'intuition continue aux concepts discrets : Schelling se montre toujours l’homme qui réalise
Il est maintenant facile de comprendre et de suivre, jusqu'où il en a poussé l’histoire, le devenir de l’univers.
Le devenir ne débute pas par une décision subite de créer le monde en un Dieu, auparavant immobile et sans devenir : onsait combien cette hypothèse laisse d’absurdités et de questions irrésolues : comment ce monde qui est, à côté de Dieu, un néant, ne serait-il pas absorbé dans l’être divin? Le devenir est au cœur de l'être, et, s’il est vrai que le monde provient d’un libre vouloir créateur, il y a auparavant un devenir précosmique où nous voyons en quelque sorte naître Dieu 5.
Dieu, être nécessaire, est, dit-on, Amour ; mais il ne peut être seulement amour, sans quoi son être se dissiperait; il doit donc aussi être un moi fermé aux autres êtres, il y