‹ SchellingChapitre 148 sur 195 · Cf. ce discours, [, 1x · texte numérisé non relu

Cf. ce discours, [, 1x

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malgré les flatteries adressées au gouvernement, à montrer dans l’Académie une institution privée, indépendante de l'État, conforme pour cette raison à la liberté qu'exige la science!. Il en profite également pour exposer en public l’histoire des découvertes expérimentales de Faraday en électro-magnétisme ?, qui viennent confirmer ses premières spéculations .de philosophie de la nature. Sa posi-

tion est encore consolidée en 1835; à ce moment, on lui

confie l'éducation du prince royal. À vrai dire, il avait alors besoin de la haute protection du roi pour ne pas ètre inquiété; en effet, dès 1833 avait commencé une réaction cléricale devenue particulièrement violente avec le ministère Abel en 1837; plusieurs professeurs protestants voient leurs cours interdits. Aussi Schelling, mal à l'aise dans cette Bavière ultramontaine où le niveau de l’enseignement baïssait, et malgré toutes les dettes de reconnaissance qu'il avait envers la famille royale, cherche à quitter le pays ?.

Schelling se donnait et était considéré à ce moment comme un réformateur religieux. Sa doctrine qui, nous

Je verrons, se comprend admirablement dès qu’on lui en-

lève son revêtement religieux, n’était que très mal connue par les notes de ses cours; son caractère, essentiellement philosophique, ne pouvait prévaloir contre les grosses déclarations sur la vérité de la religion chrétienne, sur la possibilité de la démontrer par une méthode nouvelle#. C’est du moins en qualité de réformateur que, après la mort de Hegel (1831), il trouva à Berlin un partisan très puis-

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