‹ SchellingChapitre 149 sur 195 · Cf. Aus Sch. Leb., III · texte numérisé non relu

Cf. Aus Sch. Leb., III

4. Cf. la conversation de Schellinz avec Lamennais en 1832, rapportée par Rio : « Schelling rêve à cette date la science se substituant à la foi. et ayant pour base d’une part les faits primitifs, de l’autre une méthode encore inconnue au monde au moyen de laquelle on déduirait des faits primitifs le christianisme tout entier. » Lorsque Schelling énonça publique- , ment qu'il élait convaincu de la vérité de la religion chrétienne, le bruit

courut qu'il s'était fait catholique (cf. Goyau, l'Allemagne religieuse, Paris, 1905, vol. IL, p. 77-78)

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sant chez le prince royal Frédéric-Guillaume. On y désirait Schelling pour faire contrepoids aux tendances antireligieuses de l’extrême gauche hégélienne, des Strauss, des Feuerbach!, des B. Bauer?. Cette gauche démontrait par le fait qu’il fallait quelque chose de plus que le hégélianisme pour maintenir la paix entre la science et la reli-

gion, et ce quelque chose, on pensait que Schelling pou-

vait l’apporter. Pourtant les hégéliens arrêtèrent sa nomination jusqu’à l'avènement de Frédéric-Guillaume IV (1840). C’est alors que Bunsen, qui l’avait entendu à Münich en 1838, l'appelle au nom du roi pour qu’il empêche de pousser « la semence empoisonnée du panthéisme hégélien, de la plate omniscience et de la destruction de la discipline domestique. Cette position lui a été choisie par Dieu, non par lui-même, et lui a été donnée dans l’in-

térêt de sa patrie ». C’est la nécessité de cette mission pro-

videntielle dont Schelling tire argument auprès du prince son élève et de ses amis qui essayaient de le retenir. Arrivé à Berlin en automne 1841, il ne passa d’ailleurs définitivement au service de la Prusse que le 11 novembre 1842. IL fut alors nommé conseiller secret avec la liberté de consacrer son temps à des leçons ou à des travaux écrits. C’est en 1846, après un procès contre ses adversaires qui avaient publié, d’après des notes, quelques-unes de ses leçons, que Schelling renonça définitivement à la parole publique .

1. Attaques directes de Feuerbach contre la philosophie de Schelling, Essence du Christianisme , préface : «J'ai frappé la philosophie spéculative à l'endroit le plus sensible, pour ainsi dire dans son point d'honneur, en montrant que, pour mettre la religion d'accord avec ses idées, elle l'avait dépouillée de tout son contenu véritable. » Il appelle Schelling un nouveau Cagiiostro..

2. Attaqué par B. Bauer dans l’opuscule : Schelling der Philosoph in Christo, 1842.

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