‹ SchellingChapitre 170 sur 195 · D LE = L'INTUITION · texte numérisé non relu

D LE = L'INTUITION

progressivement cet être abstrait!. Donc aucun mouvement immanent ni nécessaire.

Considérez de plus à quelle condition la première antithèse : das Sein ist das Nichts, peut être féconde ; ou bien elle est une tautologie, et alors il n’y a pas moyen de passer au devenir; ou bien l’être est le sujet du néant; il est alors quelque chose de concret, l’Être en puissance, das Seyende, et on retrouve la doctrine de Schelling ?.

IL est donc impossible de trouver dans le concept la source de son propre mouvement. Il l’est aussi de montrer ce procès passant du concept à la nature : on peut aller du réel au logique, du positif au rationnel; mais ce n’est que par une hypothèse gratuite, celle de l’extériorisation des moments logiques, que l'on peut déduire le réel du rationnel; il y a là dans le système une évidente brisure. La raison de ce mouvement, c’est le besoin du philosophe d'expliquer la nature et l'esprit #.

Hegel a « mis la philosophie la tête en bas». Il a -nerché à appliquer à de purs concepts la méthode de la philosophie de l'identité, faite pour la nature*; il a fait de l'Esprit la fin du procès, la cause finale, le transformant ainsi en une Idée sans réalité, alors qu'il est le principe du début. Il a cru à la possibilité de faire du Geist une cause véritable, par une espèce de renversement du procès universel (le procès réel étant l'inverse du procès philosophique); mais il n’a abouti qu'à l’absurdité de faire de chaque cause finale une cause productricef. Hegel ayant commencé sa philosophie par le concept, non par la nature, n’a jamais pu, sans inconséquence, sortir de la pure logique’. Toute la critique de

1.1, x, p. 131; cf. p. 133-134 : c'est moi qui cherche quelque chose dans l'être et qui n’y trouve rien.

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