‹ SchellingChapitre 172 sur 195 · LA PHILOSOPHIE RATIONNELLE · texte numérisé non relu

LA PHILOSOPHIE RATIONNELLE

tence mais son contenu. Il est d’ailleurs dans l'esprit de Schelling de ne hasarder une affirmation que si toutes les possibilités contraires ont été épuisées, ce n’est donc qu'après l’aboutissement des tentatives pour construire une philosophie rationnelle que l’on pourra connaitre s’il faut admettre un résidu, une différence rationnellement inexplicable !. (Ceci est au fond le procédé de Fichte dans sa philosophie théorique.) Il y a une raison plus profonde qui va donner la clef de toute l’entreprise de Schelling. Kant avait montré que (| l'existence est un prédicat totalement différent des autres; le jugement d'existence est toujours synthétique ; l’existence d’un être ne peut jamais être déduite de sa notion. ( Il s'ensuit que par rapport à la notion, l'existence doit apparaître comme radicale contingence ou absolue liberté. La raison se tend vainement vers l’existence; il y à un hiatus qui ne peut être comblé que par un acte supérieur à la raison et à l'être. (à Cependant cette affirmation de l'existence est, dans la connaissance ordinaire, mélangée à l'affirmation du contenu; le sujet de l'être (das was das Seyende ist), qui est absolue liberté, est engagée indissolublement dans l'Étre (das Seyende). Comment dégager ce sujet: qui est contingence absolue de ces prédicats dont l’en- | semble forme l'Étre universel qui, en soi, n'a aucune existence mais est comme la notion commune de tous les possibles??

La question serait tout à fait insoluble si Schelling ne postulait que tout possible est d’une nécessité rationnelle et a sa place dans un système pénétrable à la +4 raison. S'il en est ainsi, la liberté absolue, principe de l'existence, ne peut apparaître que par une sorte de libération de ce système rationnel, de victoire sur la raison. Mais cette libération ne peut être posée du premier , coup. Le fixe, le rationnel, le nécessaire enveloppent (is

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