‹ SchellingChapitre 177 sur 195 · __ PHILOSOPHIE POSITIVE · texte numérisé non relu

__ PHILOSOPHIE POSITIVE

repoussé en lui-même, est forcé par sa nature (puisqu'il

est l'être tout développé) dese détendre comme un ressort

pour regagner ses droits perdus, chasser l’illimité de l’existence en le circonscrivant et le limitant. Le résultat final de cette détente est l’être composé + A dans lequel — À est revenu à sa nature propre de puissance, assujétie aux limitations de + A. Mais ce mouvement de détente est progressif; la détermination gagne peu à peu dans le champ de l'existence, et c’est dans ces effets gradués et successifs que se produisent toutes les formes qualitatives des corps!.

Mais ilfaut remarquer que chaque position idéale d’un terme existant suppose le terme supérieur; — A n'existe que pour être vaincu par + A; c'est la cause matérielle d’Aristote, l'illimité du Phrèbe de Platon, tandis que + A est la cause efficiente et la limite ; + A ne surmonte — À que pour donner naissance à + A, la matière assujétie par la limite qui est ainsi la cause finale et le composé du Philèbe, qui règle souverainement l’action des deux premiers principes?.

Ces trois principes ne peuvent agir que combinés ensemble pour produire l'être concret; il suppose donc un quatrième principe (l'essence d’Aristote, l'âme) qui maintient leur union. On conçoit sa nécessité; tant que les termes + A, — À et + À restaient dans le possible, ils ne s’excluaient nullement; maintenant qu'ils s’excluent, ils ne peuvent être rattachés que par un termesupérieur : l'Idée. L’Idée qui était autrefois l'architecte faisant le plan d’une maison, devient comme l'architecte qui dirige les ouvriers qui la bâtissent ?.

On le voit donc {et que l'on nous pardonne, pour cette conséquence nouvelle, l'exposition d'une doctrine déjà connue), tant que l’on pose le devenir dans la pure raison,

1. Ce sont les possibles « concrets » par opposition aux possibles « purs », p. 389-408.

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