‹ SchellingChapitre 23 sur 195 · P. 347; cf. 388 et · texte numérisé non relu

P. 347; cf. 388 et

3. Dans Ta science actuelle, l'identité est à rechercher et à démontrer; c’est la variété qui est donnée. D'après Schelling, c'est l'identité qui va de soi, et la variété qui est à expliquer.

des Idées. Il s'agissait dans cet écrit d'établir d’une façon déductive les lois de la dynamique chimique : Schelling avait l'intention d'employer le même procédé pour la dynamique biologique; mais il est arrêté par le peu d’avancement de la physiologie, et il préfère employer une méthode inductive!.

Lorsqu'il s’agit de Schelling, il est bon de préciser le sens de ces mots. Or il n'entend pas plus supprimer le rôle de l'expérience dans les /dées, que l’employer exclusivement dans l’Ame du monde. Celle-ci, dans sa pensée, doit au contraire aboutir à démontrer, par une induction complète, l'insuffisance de la physique expérimentale.

Il est incontestable qu'il a le goût des expériences concrètes, le désir de se tenir au courant des recherches expérimentales dans les domaines les plus variés. Il faut retenir ce trait qui distinguera profondément sa philosophie de celle de Hegel. Le goût « de la physique en grand », de la météorologie est surtout remarquable. Il a le pressentiment qu’on ne peut réaliser dans le laboratoire les conditions des phénomènes intéressants pour l’univers?. Il se plaint souvent lui-même soit de l’absence d'expériences, soit du manque de précision dans les expériences (on commence à ce moment à saisir, surtout dans les phénomènes chimiques et électriques, l'influence de quantités extrêmement petites, et par suite la nécessité d’une rigueur, inconnue jusqu'à ce jour, dans l’application de la méthode des différences). II considère sa philosophie comme capable de poser des questions à l’expérimentateur, donc comme dirigeant les recherches expérimentalesÿ.

Ce qui a pu faire illusion sur le rôle de l'expérience, c'est que son opinion a varié plus tard sur ce point;

1. Cf., p. 342, l'annonce de la continuation des Idées pour la physiologie ; et p. 351, note, les raisons pour lesquelles il a abandonné son projet.

2. Cf. en particulier p. 460-476; p. 464. Aucune partie de la science naturelle ne montre d’une facon plus frappante que la méléorologie combien peu nos expériences suffisent à découvrir la marche de la nature en grand.

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