‹ SchellingChapitre 49 sur 195 · QU'EST-CE QUE L'IDENTITÉ · texte numérisé non relu

QU'EST-CE QUE L'IDENTITÉ

qu’elle-même, la loi pose autre chose que son acte même, nous retombons dans la loi objective, dont la matière sinon la forme échappe à cet acte!. Reste donc que la loi primitive soit simple position de soi-même, identité de l’objet (matière) et du sujet. Il est évident que la Raison n’est pas seulement ici un moyen de découverte; la loi d'identité n’est que l'expression même de la Raison?. Elle ne pose pas une espèce particulière d’être’, mais veut identifier être et connaître, objet et sujet, idéal et réel#, non pas qu’elle soit une synthèse de termes opposés (non plus que l’intuition n’est une fusion) ; en effet, il faudrait que ces termes préexistassent à la synthèse; mais il n’y a pas d’être; car tout être est affirmation de soi-même, donc il est connaître et idéal ; il n’y a pas de connaître, car tout connaître s'affirme et se pose, donc est un être®. Il n’y a, au début, que la pure identité des deux.

L'objet, l'univers épanoui, la forme est donc identique au sujet, à l’essencef. La philosophie n’est que la continuelle et progressive affirmation de cette loi dans tous les domaines de l’être. — Mais que fait-elle des infinies nuances qualitatives qui distinguent les êtres? ne perdelle pas la forme pour l’essence? — L’objection a fortement préoccupé Schelling; son rationalisme ne veut être

1. P. 117,2 4, Zusatz 1 : Le contenu d’une pareille loi échappe à la raison.

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