LA CONSTRUCTION DU SYSTÈME
tivité (comme la contemplation) ou desubjectivité (comme l’action) dont la totalité ou somme algébrique leur est égale!. Quant à la totalité ou somme algébrique de toutes lesoscillationssans exception, aussi bien des primitives que des secondaires et des tertiaires, elle est visiblement égale à l'identité absolue. L'identité contient donc la totalité des êtres. Les puissances ne sont rien que les divers écarts des êtres par rapport à l'identité absolue?, par conséquent les termes dont l'ensemble égale cette identités.
Venons maintenant à la distinction entre l'indifférence et l'identité. Abstraitement, on peut considérer l'identité soit comme le type par rapport auquel on définit les écarts, soit comme la totalité ou somme algébrique de ces écarts : dans le premier cas, elle est primitive, simple et irréductible ; dans le second cas, elle apparaît comme le produit d’une synthèse. En réalité, la première notion est antérieure à la seconde : en soi l'identité n’est pas un produit ; quelle raison y aurait-il, autrement, pour que la somme algébrique des écarts soit nulle? C’est précisément parce que l'identité est d’abord posée que tout écart dans un sens doit être compensé par un écart égal dans l’autre. L'identité est donc la loi dont la synthèse ou l'indifférence des opposés est l'application.
Tels sont les cadres de ce langage. Nous pouvons avoir maintenant une idée de la « méthode de construction » que Schelling se vante d’avoir transportée le premier, intégralement, des mathématiques dans la philosophie. On sait ce qu’est chez Kant la construction. Un concept ne peut être « exposé » que dans une intuition ; sans in-
1. P. 331, ? 42 : cette totalité est alors « relative », relative au point de départ considéré pour un moment comme fixe.
2, P. 134, note 1.
4. L'opposition dans les termes n'existe pas encore dans l'Exposition qui emploie l’un pour l’autre indifférence et identité ; mais elle existe dans la pensée : p. 134, note 1 fin. Cf p. 378: le point de vue de la composition est inférieur.
5. Ueber die Construction in der Philosophie, 1801, compte rendu d’un volume de Hôyer (1, v, 125-151).