Bruno, I, 1v
4. Cf. Dilthey, Leben Schleiermachers, Berlin, 1870, I, p. 327.
a 15 JS LITERIE TA, URL ELLE, La MONS à LR EE: 1 CHAR ANUTE NE ÉANE. TER U 1 sl PR VENU
FRE À f AA Kk { L À
102 ©. LA PHILOSOPHIE DE L'IDENTITÉ. à force et de développement. De plus, il estliétrès étroitement à l'affirmation de l'organisme universel !. On comprendrait difficilement, sans cet intermédiaire, comment Schelling a pu lier si facilement la théorie des idées ‘à sa philosophie de la nature.
Le concept est extérieur au fait, l'infini au fini, le possible à l'existant, l'idéal au réel; et le savoir, extérieur aux uns comme aux autres de ces termes, consisterait à ordonner le fait d’après le concept : tel est l’essentiel de la conception critique ?. Or, depuis longtemps, Schelling avait vu dans l'organisme et dans l’œuvre d'art un point de confluence où le concept devient identique à l'être et l’être au concept . Remarquez qu’il n’y a pas là une fusion synthétique d’un concept et d’un être préexistants; c'estau contraire une unité supérieure qui n’est pas plus de la penséeconceptuelle que de l'être. Non seulement donc il n’y a pas synthèse, mais au contraire concept et être dérivent d’une abstraction, d’une décomposition illégitime de cette unité.
C’est cette notion de l'identité du concept et de l’être que Schelling généralise dans la formule plus intuitive de l’Idée. L'Idée n’est ni infinie comme le concept, ni finie comme la chose; il y a en elle adéquation parfaite, définitive, immuable de la réalité et du concept. L’Idée est par suite un univers au même sens que l'organisme ou l’œuvre d’art; mais tandis que ceux-ci sont des produits, elle n'a aucun rapport au temps #, elle est éternelle. Et cette éternité ne se conçoit même pas par opposition au temps, puisque ce temps dérive d’une abstraction de l'Idée, de la séparation du possible et du réel, pour tout dire, du caractère incomplet et abstrait de l'être qui n'est que réel.
On voit assez qu'il n’y a rien de nouveau dans ce dia-
1. Cassirer, Das Erkenntnissproblem, I, p. 189. 2. Fernere Darst., I, IV, 392 sq.