SOHBLLING, | FICHTE ET HEGEL
Sie et l'absorption de l’individualité en une synthèse supérieure. C’est pourquoi il crut pendant quelque temps (lettre de 1800) trouver un terrain d'accord entre lui et Schelling dans sa philosophie finale, cette « synthèse du monde spirituel » qu’il n’a pas encore élaborée.
À partir de 1804, Schelling ne tiendra plus aucun compte de ce point de contact possible. Fichte sera pour lui un subjectiviste décidé, incapable de s'élever au point de vue de la pure spéculation, un de ces « moralisants » qu'il condamnait si fort déjà au début de sa carrière. Tout effort de Fichte dans un sens opposé lui paraît comme un simple placage de ses propres idées sur un système avec lequel elles ne sauraient s’accorder.
La polémique entre Fichte et Schelling était suivie avec un vif intérèt par Hegel qui prélude à ses travaux originaux par une « Differenz der fichteschen und schellingschen Systeme der Philosophie », parue en 1801 !, et écrite entièrement sous l'influence de la première Darstellung. Schelling se déclare complètement étranger à cette publication ?; et on le croit sans peine lorsque l’on constate à quel point sa critique diffère de celle de Schelling.
Selon Hegel, Fichte, comme tout philosophe, a cherché un moyen de faire évanouir les oppositions, fini infini, idéal réel, moi et non-moi; et il a cru en effet les voir disparaître dans son point de départ, l'intuition du moi identique, et dans son point d'arrivée, la synthèse finale de la liberté; mais Hegel voit tout de suite l’impossibilité, pour Fichte, de concevoir cette intuition autrement que comme une activité du moi empirique; quant à la liberté, elle ne peut être conçue que d’une façon négative, comme
une opposition à l’opposition du moi et du non-moi. Le