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| mes toujours ha coté de la nature, d’un idéal affecté du
signe de la réalité, et toujours lié à l’espace. Mais l’intuition qui s'était matérialisée dans la masse dégage son identité.
Pour préciser la pensée de Schelling, expliquons ce mouvement par un phénomène psychologique. L'objet est une masse qui remplit une portion déterminée d’espace; la perception visuelle décrit les contours de l’objet, et superpose en quelque sorte son propre dessin à celui qui était réalisé par la masse, mais sans remplir aucunement l’espace. Ce dessin reste idéal; il est dans l'idéal ce que le plein de l’espace (Raumerfüllung) est dans le réel.
Maintenant faisons de cette perception non pas nr. chose de purement spirituel, mais quelque chose de réel, sans qu’elle cesse, bien entendu, pour cela d’être idéale : c'est-à-dire considérons en soi ce mouvement qui décrit. De plus supposons qu’il recouvre non un objet unique, mais la masse toute entière dans toutes ses dimensions. C'est vers ce dessin idéal et total des choses que l’intuition doit s'élever pour échapper au poids de la matérialité. Or cette intuition qui dessine l’espace sans le remplir, c’est la lumière qui, dans la nature, s'oppose à la gravitation.
La pesanteur épaissit l’intuition en masse, la lumière l'idéalise en actes immatériels, en mouvements sans sujet matériel, mouvements dont elle est le principe. Pour l’ensemble de la nature la lumière est l’âme dont la la gravitation est le corps {.
La lumière, ce côté idéal ou seconde puissance dans la construction de la nature, doit maintenant être prise, d’une façon provisoire, comme identité absolue. En oscillant autour de ce point, l'intuition laissera comme trace de son passage tous les phénomènes dynamiques de la nature (magnétisme, électricité, phénomènes ch1-