Fern. Darst., I, 1v
En chacune de ces puissances prise comme point de départ se reproduisent à nouveau les mouvements d'écart de l'intuition. Par rapport au savoir, un surcroît d'objectivité construit l'intuition en un sens restreint, l'intuition, comme connaissance immédiate du fini, mais elle est rejetée dans la subjectivité par la pensée, tandis que dans la raison se construit l'identité des deux. À nouveau, le Bruno indique, mais d’une façon singulièrement équivoque et insuffisante, comment l'intuition penche d’un côté vers la sensation proprement dite, et de l’autre vers l’unité de la conscience, en trouvant enfin son repos et son identité dans la transparence et l’évidence ; — comment la pensée prend dans le concept un aspect fini, objectif et limité, se trouve rejeté à l'infini dans le jugement, et retrouve son identité dans le raisonnement — (la division du premier moment, le concept, contient une ébauche d’une déduction des catégories); — comment enfin la raison s’épanouit dans l’espace, se contracte dans le temps, et arrive à l'équilibre dans l’éternel!.
Quant à la seconde puissance, celle de l’action, nulle part jusqu’en 1806, dans les lecons de Würzhburg, Schelling n’en a tenté de construction?.
Au contraire, comme nous allons le voir, il s'occupe dans le détail de l’art.
Il semble donc que l'intuition perdue dans l’objectivité de la nature n’a plus l'énergie de revenir sur elle-même, de se saturer de spiritualité.
Or cette absence d’une philosophie des puissances idéales est un fait extrêmement important. En effet le système de l'identité privé de ce complément est nécessairement destiné à la faillite. Si immobile que paraisse être l'intuition de l'identité absolue, il y a en elle du début à la fin du système comme un passage de l’abstrait au