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1225244 =! LA PHILOSOPHIE DE L'IDENTITÉ. | ï
mais dans ses applications à l’arpentage ou à l’architec-
ture. Inversement vous enlevez à l’action son autonomie;
elle doit se guider non par ses lois propres, mais par des concepts empruntés d’ailleurs. La seconde question est celle du rapport des universités à l'État : l’Université, pense-t-on habituellement, est une institution d’ État, qui doit la subordonner à ses fins et exiger d’elle qu’elle lui forme de bons serviteurs. Or ce rapport fausse entièrement son rôle; c’est l’Université qui doit exiger de l'État le droit d’être ce qu’elle doit, c’est-à-dire un institut purement scientifique qui donne une forme réelle à l’organisation idéale des sciences",
D'une façon générale, le point de vue spéculatif doit supprimer toutes les oppositions, parce qu’une opposition suppose un rapport entre des termes extérieurs l’un à l’autre, et qu'il ne peut y avoir réellement de pareils rapports?.
Par exemple il n'ya pas d'opposition entre la philosophie pratique et la philosophie théorique : cesont eneffet les Idées spéculatives qui peuvent donner à l’action une valeur morale, et la construction de la théorie morale est aussi indépendante et complète que celle de la philosophie de la nature*.
Une des plus grosses questions pratiques était celle du rapport de la philosophie aux sciences positives; et il ne s’agit pas seulement de leurs relations internes, mais de l’organisation extérieure des facultés. Quel rapport entre la philosophie d’une part, la théologie, le droit, la médecine de l’autre? Mais d’abord la philosophie n’entrera extérieurement en conflit avec aucune des sciences positives, si elleest seulement l’esprit qui les anime etles unit, s’il n’y a donc pas de faculté de philosophie“. Ces sciences dans leur ensemble ne font que réaliser à des points de