Cf. p. 276-277 : « aüsseren Gegensatz
MÉTHODES DES ÉTUDES ACADÉMIQUES. 123 vue qui se complètent l’esprit philosophique, en lui-même purement idéal. Quant à l'opposition interne, elle n’existe qu’autant que vousrefusez de voir le mème absolu indivisé, présent dans toutes Les sciences : la philosophie ne s’oppose à l’histoire qu’autant que « l’histoire estconçuecomme une série d'événements accidentels ou comme une nécessité seulement empirique! ». L'histoire s’oppose à la physique comme la liberté à la nécessité empirique ?. La jurisprudence n’est pas philosophique pour vouloir se rapporter seulement à l'usage. Dans la physique aussi l'empirisme prenant l'être tout à fait indépendamment de sa signification idéale, dans sa fixité, est en opposition avec la philosophie. Tous ces conflits viennent de ce que l’on prend pour réels des caractères tout à fait apparents. Le fond de l’histoire c’est « l’ordre éternel » des choses, la providence; la physique fait voir dans la réalité ce même ordre dont l’histoire saisit le côté idéal : comme la physique et l’histoire, c’est dans l’absolu que la jurisprudence construit l’idée de l’État. Toutes ces sciences ont le même droit à être, et gardent une vie indépendante, dès que nous les considérons dans ce qui les unit, l'identité absolue, dont elles épuisent progressivement tous les aspects.
Cette espèce de libéralisme ou pacifisme spéculatif”, fondé sur la prétention de chaque activité à représenter également l'absolu, aboutit à traiter chacune d'elles comme si elle était tout à fait isolée des autres, à n’y voir qu’un développement immanent, en un mot à la considérer comme une parfaite œuvre d'art se suffisant à,
elle-même.