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et se limite sous la forme du dessin. Le dessin est Fe comme le rythme de la peinture, et, seul, fait de la peinture un art; le coloris sans le dessin ne serait qu agréable. Le romantique n’est nullement impressionniste en matière de peinture; son univers a une structure bien arrêtée et fort solide; à la forme arrêtée et bien décrite viennent s'ajouter, sans la détruire, les propriétés idéales. Ainsi c’est la forme qui doit d'abord passer dans la peinture; elle en est comme le centre de gravité!.
Mais de quelle façon? À ce proposse pose la question du réalisme, du symbolisme des formes et de la composition.
L'art de la forme est à la fois symbolique et vrai. Symbolique : c’est dire d'abord que la complète exactitude, qui veut, comme « la peinture pour insectes » des Hollandais, donner l'illusion de la réalité, est une grave faute de goût. Chaque figure, chaque ligne a, en ellemême, sa signification qu'il faut comprendre. La perspective, idée fort ingénieuse, n’a d'autre but que de varier les formes, et elle permet d'éviter celles qui sont trop régulières, de remplacer le cercle par l’ellipse : par elle on peut obtenir l'équilibre entre le concave qui signifie la pesanteur, et le convexe qui désigne la légèreté; ses raccourcis expriment la vigueur. Autrement dit la ligne n'est pas un simple tracé géométrique; elle exprime un conflit de forces. Symbolique, la forme est aussi vraie, mais d’une vérité qui dépasse la vérité momentanée du peintre hollandais : son principe essentiel, c’est que l'être représenté est un tout, dont chaque partie doit symboliser l’ensemble, et dont l'aspect choisi doit totaliser en un moment sa vie toute entière. Principe assez dangereux en somme : Schelling ne paraît pas se douter de tout ce que comporte de minuties « à La hollandaise » le dessin large qu'il recommande; et l'on peut craindre que, par excès de prévention contre le réalisme, il n'arrive plutôt au dessin lâche.