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ganique, et pour cette raison be ses modèles dans le monde des plantes f.
Malgré les tendances générales de Schelling, sa théorie de l'architecture est une de celles où le faux idéalisme qu’il combat a gardé le plus d'influence : il néglige en effet presque entièrement la matière de l’art, pour n’envisager que les dispositions géométriques.
Cette idée l'a conduit tout droit à sa théorie si complètement fausse de l’art gothique. Cet art qu’il connait surtout par la cathédrale de Strasbourg, et qu’il considère comme d’origine allemande, est, selon lui, une imitation directe du règne végétal. L'église gothique est à la lettre une végétation de pierres qui a remplacé la forêt dont, suivant Tacite, les anciens Germains faisaient leurs temples. L'art hindou, qui est de même nature que le gothique, pousse d’ailleurs jusqu’à la minutie cette représentation du végétal, puisque c’est au feuillage qu’il emprunte tous ses ornements ?.
A cet art « naturaliste et rude », Schelling oppose, comme on pouvait s'y attendre, l'architecture grecque. Plus libre, elle ne reproduit pas directement la nature végétale; elle est, peut-on dire, une charpente en pierre, puisqu'elle ne fait qu'imiter avec la pierre les colonnes de bois et les traverses qu'avait assemblées le charpentier.
Le temple grec, soit dans ses parties essentielles, comme la colonne, soit dans son ensemble, représente l’organisme tout entier. Tout organisme végétal ou animal est remarquable d’abord par sa symétrie, puis par son extrémité (le cerveau dans l'animal, la fleur dans le végétal) où se concentre (songez ici à la théorie de la fleur de Gœthe) tout ce qui est dispersé dans le reste : voyez aussi la colonne qui se termine par le chapiteau, et le temple par le fronton *.