‹ Schopenhauer, l'homme et le philosopheChapitre 22 sur 120 · Gwinner^ Sehopenhaiiers Lehen · texte numérisé non relu

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son premier choix ; elle mourut ii léna, le 17 avril de Tannée suivante. La mère et le fils, depuis leur séparation à Weîmar en 1814, ne se revirent jamais.

Le meilleur de ce que Schopenhauer apportait de Weimar à Dresde, c'étaient le souvenir de ses entretiens avec Gœthe et les éléments de sa philosophie qui se coordonnaient dans sa tête. Il écrivit d'abord son traité De la Vision et des Couleurs. Le premier mot du titre indiquait le complément qu'il voulait donner à la théorie et la base psychologique sur laquelle il prétendait l'élever, (t Les couleurs sont dans l'œil », ce principe devait se présenter désormais comme une vérité évidente. Au mois de juillet 1815, il envoya le manuscrit à Gœthe avec la prière « d'y mettre son enseigne », c'esir-à-dire de s'inscrire sur le titre comme éditeur. Gœthe était alors à Francfort, cueillant les roses de son Divan orientalH)ccidental avec Marianne Villemer ; il demanda à Schopenhauer de lui laisser le manuscrit jusqu'à son retour à Weimar. Le 23 octobre, il répondit, louant la sincérité et l'originalité du travail, mais ajoutant : « Lorsque, faisant abstraction de votre personnalité, je cherche à m'approprier vos idées, je trouve bien des choses que, de mon point de vue déterminé, j'exprimerais de même. Mais ensuite, lorsque j'arrive aux points sur lequels nous différons, je sens très vivement que je suis devenu étranger à ces études, et qu'il m'est difficile, et même impossible, de recevoir en moi une contradiction, soit pour m'y accommoder, soit pour la résoudre. »

Évidemment, il répugnait à Gœthe de reprendre, même avec un adversaire très déférent, une discussion qu'il considérait comme close, et qui ne pouvait que les confirmer chacun dans son point de vue. Schopenhauer insista, lui adressa une nouvelle lettre, très longue.

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