Die Wélt als Wille und Vorsteïlung, livre III, J
LES arts traduisent la beauté ou, ce qui revient au même, les Idées, telles qu'elles se manifestent aux différents degrés de Téchelle des êtres. Au degré inférieur régnent les forces élémentaires de la matière, (( les représentations les plus simples et les plus rudimentaires de la volonté, les basses fondamentales de la nature ^ ». Ce sont principalement la pesanteur et la résistance, ces deux forces opposées, qui constituent la vie de la pierre et la manifestation de la volonté qui est en elle. Faire ressortir le conflit de ces deux forces, telle est la tâche de la belle architecture : car Schopenhauer écarte de prime abord et exclut du domaine de Tart Tarchitecture pratique, celle qui n'a pour but que de donner un abri à Thomme ou à ranimai.
Si la masse d'un édifice n'obéissait qu'à la pesanteur, elle s'effondrerait en un bloc informe, adhérent au sol ; mais la résistance, cette autre propriété de la matière, ou, pour parler avec Schopenhauer, cette autre manifestation de la volonté dans la nature, intervient pour maintenir l'édifice en équilibre. Par exemple, l'entablement ne peut peser sur le sol que par l'intermédiaire