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Parerga und Paralipomena, deuxième partie

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reliés par la persistance de ce qui constitue Fêtre, c'està-dire de la volonté. Et comme, d'après Schopenhauer, dans la transmission des qualités morales par l'hérédité, la volonté vient du père etTintelligence de la mère, c'est, en réalité, le père qui survit dans les descendants *.

On sait que Lessing, dans sa dernière philosophie, avait émis des idées semblables; mais il s'est gardé, dans une théorie qui n'était déjà qu'une hypothèse, d'introduire un élément hypothétique de plus en fractionnant l'être humain ; et du reste, avec sa natured'esprit, s'il avait dû abandonner l'une ou l'autre de nos facultés, ce n'est pas l'intelligence qu'il aurait sacrifiée. « Pourquoi, dit-il, chaque individu ne pourrait-il pas exister plus d'une fois sur cette terre ? Cette hypothèse est-elle ridicule, par la raison qu'elle est la plus ancienne ? Pourquoi ne reviendrais-je pas chaque fois que je serais capable d'acquérir des connaissances ou des aptitudes nouvelles ? Ai-je tant fait en une fois, que je ne pourrais rien gagner à revenir? Ou serait-ce inutile, parce que j'ai oublié que je suis déjà venu ? Heureusement que je l'ai oublié I Le souvenir de mes états précédents m'empêcherait seulement de faire un bon usage de mon état présent. Et ce qu'il me faut oublier maintenant, l'ai-je donc oublié pour toujours ? Ou aurais-je à regretter le temps perdu ? L'éternité n'est-elle pas à moi 2 ? »

La palingénésie est, selon Schopenhauer, la forme logique de l'immortalité. La conviction profonde qui est gravée dans le cœur de l'homme, et qui lui dit que la

1. Schopenhauer a consacré un chapitre spécial à l'hérédité des qualités morales (Suppléments au quatrième livre, chap. xliii), et il cite un grand nombre d'exemples à l'appui de sa théorie. Mais il est bien entendu que l'expérience et l'histoire fourniraient autant d'exemples du contraire. Voir Th. Ribot, V Hérédité p^chologique.

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