‹ SchopenhauerChapitre 105 sur 266 · Supplém., W., II, p. 28. Cf. p · texte numérisé non relu

Supplém., W., II, p. 28. Cf. p

quant à l'être, antérieur à l'autre. L'antériorité du sujet par rapport au monde est purement logique : « Il n'est pas dans le temps », car le temps n'est pas pour lui une forme d'existence, mais la simple forme sous laquelle il se représentera les choses1; il n'est pas connaissable, puisqu'il est ce qui connaît; il n'a pas plus de réalité sans l'objet que l'objet sans le sujet, car « une conscience sans objet n'est pas une conscience2 ».

Que si, dès lors, on se demande quelle est la relation de la représentation au réel, il ne suffit pas de répondre que le phénomène n'est pas adéquat à la chose en soi ; il faut aller jusqu'à dire que la question est dénuée de sens. Qu'est-ce, en effet, que la chose en soi, sinon, par définition, celle qui est pour et en elle-même, l'unité ineffable de l'essence et de l'existence ? D'où il ressort à l'évidence que ni le sujet ni l'objet ne sont des choses en soi, puisqu'ils sont l'un et l'autre des termes réciproquement dépendants. Et l'on entrevoit, dès à présent, que la recherche de la chose en soi devra se poursuivre hors des cadres et sans le concours des procédés de la représentation3, parla suppression même de la dualité objetsujet4.

Aussi ne saurions-nous souscrire pleinement à l'interprétation, si pénétrante d'ailleurs, de Volkelt, qui croit reconnaître, dans la thèse initiale du Monde, un « dualisme métaphysique » implicite entre le monde de la représentation et celui de la chose en soi, analogue à celui dont Kant est

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