‹ SchopenhauerChapitre 107 sur 266 · Ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

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SCHOPENH AUER .

des phénomènes sont les lois mêmes du sujet. Il est vrai que la question préalable pourrait ici se poser de savoir si les phénomènes ont, en effet, des lois, si la représentation a un ordre. Il ne semble pas que Schopenhauer s'en soitpréoccupé. Une s'avise pas, comme Kant, de conclure de l'existence de la science, donnée comme fait, à l'ordre des choses que cette science exprime. Il admet, comme un fait d'expérience immédiate, que la représentation est quelque chose d'organique : « Il se trouve que toutes nos représentations sont liées entre elles selon des règles1. » Mais, ce fait accordé, il remonte aussitôt, suivant l'exemple de Kant, à sa condition : l'ordre des représentations ne peut être que l'ordre même qui est propre à la faculté de connaître, puisque la représentation n'est telle que pour le sujet qui se représente un objet. D'où il résulte, d'abord, que cet ordre ne régit que la forme des phénomènes, c'est-à-dire la manière dont ils se représentent au sujet, et, en second lieu, que cet ordre peut être déterminé a priori, puisqu'il conditionne l'expérience et n'en résulte pas. En d'autres termes, pour Schopenhauer comme pour Kant, c'est dans la faculté même de la représentation qu'il convient de chercher a priori, par une analyse transcendantale, l'explication des lois des choses.

Schopenhauer a donné le nom commun de « principe de raison suffisante » à cette liaison subjective de la représentation. C'est, en d'autres termes, dans l'organisation interne de la faculté de connaître qu'il cherche et croit trouver la « raison suffisante » de l'ordre des phénomènes 2. 11 est à peine besoin de relever à quel point cette conception

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