Ibid
l'objectivation de la volonté.
sur une masse. Ces phénomènes se réduisent ainsi à des éléments purement quantitatifs, c'est-à-dire formels, et les sciences qui en déterminent les lois, mécanique, hydrostatique, comportent sans réserve l'application des mathématiques. Aussi sont-elles, de toutes, les plus claires et les plus certaines. La pesanteur introduit déjà dans l'expérience un élément qualitatif, quelque chose de « mystérieux »; de même l'élasticité et, plus encore, la chaleur; car réchauffement produit tour à tour la dilatation, la liquéfaction, la volatilisation, la cristallisation; la chaleur amollit la cire et durcit l'argile; ainsi, les effets n'apparaissent plus ici homogènes aux causes ; « la causalité est devenue moins intelligible... plus mystérieuse ». Le changement est plus frappant encore si l'on considère les phénomènes électriques. Quoi de commun entre les réactions chimiques d'une pile de Volta et l'étincelle qui jaillit entre les électrodes? Sans doute, les lois qui régissent ces relations sont aussi stables que les lois du choc ; mais elles ne sont plus aussi clairement intelligibles; « la causalité s'enveloppe dans un voile épais1 ».
Nous avons suivi, dans cet exposé, le texte de la Folonté dans la nature, dont la doctrine diffère sur quelques points de celle qu'on trouve exposée au livre II du Monde 2. 11 n'y a pas grand intérêt à préciser ces variations d'une théorie qui est, de beaucoup, la plus faible, la plus mal venue de tout le système. On a reconnu au passage l'influence de Schelling et, d'une manière plus générale, celle du Romantisme. Schopenhauer est le dernier champion de la réaction tentée par les romantiques contre le car-