‹ SchopenhauerChapitre 169 sur 266 · Vol., W., III, p · texte numérisé non relu

Vol., W., III, p

4. Monde, loc. cit., p. 302. Sur la différence de l'animal et du végétal, les textes abondent; notamment : Lib., loc. cit., p. 410-412; cf. Monde, I, g 6, W., I, p. 54; Supplèm.yCh. xxn, W., Il, p. 325-26; Coul., \ 1, W., VI, p. 53, sq.; Parerga, % 102, W., V, p. 192-94, etc.

l'objectivation de la volonté.

des mouvements. Mais ces organes ne lui semblent avoir encore qu'un rôle représentatif. Dans le cervelet, dans la moelle et dans les troncs nerveux qui s'en détachent, il ne voit que des intermédiaires destinés « à saisir les représentations et les élaborer en motifs 1 » ; dans les nerfs moteurs, il voit « des courriers qui apportent au muscle le résultat de la fonction cérébrale2 », et ce résultat n'est autre que le motif, c'est-à-dire une représentation. Mais au muscle seul appartient la motricité proprement dite, car il est seul , par son irritabilité , « le phénomène immédiat de la volonté3 ». « C'est au moment où l'activité nerveuse s'ajoute comme motif, que la force tendue vers l'action, c'est-à-dire l'irritabilité musculaire, reçoit une direction déterminée et exécute les mouvements4. »

A l'intellect, et à l'intellect seul, est donc affectée la fonction nerveuse. Schopenhauer ne se lasse pas d'insister sur l'étroite liaison, bien plus, sur l'identité du cerveau et de l'intellect, comme il a insisté sur celle des muscles et de la volonté. Cerveau et intellect sont une même fonction aperçue de deux côtés différents. « Ce qui m'apparait comme intellect dans la conscience que j'ai de moi-même, c'est-à-dire subjectivement, m'apparait comme cerveau dans la conscience que j'ai des autres choses, c'est-à-dire objectivement5. » On s'explique ainsi que Schopenhauer ait parlé du cerveau en termes que le matérialisme n'aurait pas désavoués. Ne l'appelle-t-il pas, à plusieurs re-

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