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II,chap. xxvir, Ueber die Weiber

4. A vrai dire, ce n'est pas même de beauté qu'il faudrait parler. D'après

LE PESSIMISME

diocre, inapte aux grands travaux physiques, sa coquetterie, sa jalousie, enfin ses qualités mêmes d'éducatrice, dont la principale est de savoir se faire enfant pour agir sur l'enfant. Il n'est pas sans intérêt de voir Schopenhauer préluder ainsi aux théories de Lombroso sur l'infantilisme de la femme. « Ce sont, toute leur vie, de grands enfants, une sorte d'échelon intermédiaire entre l'enfant et l'homme1 ». Ainsi l'amour est par excellence la vocation de la femme, « vocation sérieuse », à laquelle elle consacre des soins infinis et, au besoin, une ardeur « impitoyable», car elle sacrifie volontiers à l'espèce l'individu qui entrave sa mission, avec l'obscure conscience de servir les grands desseins de la nature. En un sens donc, elle est plus proche que l'homme de la nature, plus instinctive2; et, réciproquement, elle ne sait pas s'affranchir de la servitude de sa mission pour s'oublier dans la contemplation de l'Idée. Aussi les femmes n'ont-elles point de génie, encore que beaucoup d'entre elles aient du talent3; pis encore, elles ont l'esprit mesquin, étroit, asservi, au présent, entiché de détails misérables, insensible aux concepts ou aux intérêts généraux ; ce sont « des myopes intellectuels ». Et, de cette myopie, leur sensibilité même se ressent : la femme est pitoyable, parce que la vue d'une misère présente l'émeut; mais elle est dénuée du

Schopenhauer, « le sexe de basse stature, aux épaules étroites, aux hanches larges et aux jambes courtes » est manifestement « inesthétique » et inférieur à la beauté virile. « Toute cette beauté n'est que dans l'instinct sexuel » (Monde, I, § 369, W., V, p. 654). Un poète français, Haraucourt, dira, en termes presque identiques : « La beauté de la femme est dans les nerfs de l'homme ».

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