‹ SchopenhauerChapitre 224 sur 266 · Supplém., ibid., W., II, p · texte numérisé non relu

Supplém., ibid., W., II, p

2. Schopenhauer rattache à l'architecture d'intéressantes réflexions sur l'hydraulique (jets d'eau, cascades, pièces d'eau) et sur l'art des jardins Monde, I, § 43, ad fînem, et \ 44.

3. Monde, I, § 44, W., I, p. 292; cf. § 51, p. 333, un passage également topique : «Pour suivre toutes les Idées que l'eau exprime, il ne suffit pas de lavoir dans un étang paisible ou dans un cours d'eau régulier; ... nous la trouvons belle quand elle se précipite, gronde, écume, rebondit, retombe en poussière, etc.. »

Voilà bien des exigences » et qui rappellent un peu trop la savante ordonnance des paysages du dix-septième siècle.

Aussi bien Schopenhauer ne s'attarde-t-il pas à ces genres mixtes, dans lesquels ne se dessine pas franchement l'expression de l'Idée, et se hâte d'arriver à l'expression de la beauté humaine. L'homme, en qui se réalise la plus haute objectivation de la Volonté, est par là même le plus parfait des types de beauté. Cette beauté inspire même à Schopenhauer un enthousiasme qui s'accorde assez mal avec sa misanthropie. En elle, dit-il, s'associent en parfaite concomitance l'élément objectif et l'élément subjectif du beau. En aucun être, en effet, l'Idée ne rayonne plus visible que sur le front de l'homme; il semble que la Volonté, parvenue au terme de son effort, sûre d'avoir discipliné les « forces inférieures » delà nature, s'épanouisse triomphalement dans son œuvre suprême. De notre côté, nous n'arrivons jamais plus spontanément à l'intuition de la beauté qu'en contemplant un beau visage humain. « A cette vue, nous sommes soudain saisis d'une ineffable volupté qui nous élève au-dessus de nous-mêmes et de nos misères *. » Schopenhauer rappelle ici la belle parole de Goethe : « Sur celui qui contemple la beauté humaine, le souffle du mal ne peut rien : il se sent en harmonie avec lui-même et avec le monde 2 ». On s'étonne quelque peu qu'il l'ait reprise à son compte; n'a-t-il pas cent fois dénoncé, dans les relations sociales, la forme la plus aiguë des conflits naturels et, dans l'amour, l'espèce la plus troublée de la sympathie? Comment donc l'homme,

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