‹ SchopenhauerChapitre 25 sur 266 · Schop · texte numérisé non relu

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tière d'enseignement assez courte, qu'un régime de cinq leçons par semaine devait vite épuiser. La thèse est judicieuse ; mais elle est formellement contredite parla lettre à Osann du 9 août 1820, où Schopenhauer écrit tout justement à son ami qu'il est fort en peine d'achever son cours avant les vacances.

Cependant l'illustre historien a eu raison, croyonsnous, de chercher dans la philosophie même qu'exposait Schopenhauer la raison de son abdication. Peu de systèmes, en effet, se prêtent moins à l'exposition didactique. L'enseignement oral, plus encore que la composition d'un livre, se passe malaisément d'un certain appareil logique. Il lui faut une articulation de définitions, de théorèmes, de preuves et de corollaires, qui marquent les étapes de la pensée du maitre. A cet égard, aucun système ne se prête mieux à l'exposition scolastique et au commentaire perpétuel que le spinozisme. Ce système est un, mais d'une unité géométrique, que la division explique sans la détruire. L'unité du système de Schopenhauer est, au contraire, essentiellement organique. Il le proclamait dès la première ligne de son grand ouvrage : « Ce que ce livre expose est une pensée unique *. » On peut bien, dans cette « Thèbes aux cent portes2 », entrer par diverses issues, éthique, logique, esthétique, sciences de la nature; mais tous ces chemins, comme les rayons d'un cercle, conduisent sans détour à un centre indivisible, à une pensée maîtresse, qui est l'opposition de la représentation-phénomène et de la volonté-chose-en-soi. Or, cette pensée centrale, on n'y accède point par voie de

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