‹ SchopenhauerChapitre 31 sur 266 · Gw., p · texte numérisé non relu

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reste caché1. » De là à lui prêter le délire de la persécution et la folie des grandeurs, il n'y avait pas loin. Cependant, il fautreconnaître avec un autre médecin, W. Ebstein 2, que le diagnostic de von Seidlitz est fragile et que la vie entière de Schopenhauer ne révèle pas le moindre symptôme clinique de dérangement cérébral. Autrement, on aurait tôt fait d'enfermer pour aliénation mentale tous les orgueilleux, les violents et les maussades. En un sens même, il n'y a rien de plus méthodique, de plus ordonné, de plus continu que l'existence de ce célibataire ponctuel et rangé.

A défaut de folie, on a invoqué d'autres maladies. On a retrouvé dans les papiers de Schopenhauer une note au crayon, datée de 1813, où le philosophe, alors étudiant à Berlin, a noté au jour le jour l'emploi qu'il a fait de certain onguent mercuriel. Un médecin, Iwan von Bloch, en a conclu qu'à vingt-cinq ans Schopenhauer aurait été atteint d'avarie et qu'il aurait été repris d'accidents consécutifs plus graves, en 1823, quand il fut obligé de s'arrêter tout un hiver à Munich pour garder la chambre. Ce qui accroît la vraisemblance de cette conjecture, c'est la fréquence des allusions faites par Schopenhauer aux maladies vénériennes. C'est en 1813, justement, qu'il écrivait, dans une note, que les maladies vénériennes sont au premier rang des châtiments naturels infligés par la nature au vice 3. Il est donc fort possible que Schopenhauer ait expié, vers la vingt-cinquième année, quelque impru-

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