‹ SchopenhauerChapitre 39 sur 266 · On en trouvera le texte dans W., VI, p · texte numérisé non relu

On en trouvera le texte dans W., VI, p

vont dans l'ombre au-devant les uns des autres, sans se voir ni s'entendre, guidés seulement par la boussole et le niveau d'eau, jusqu'au jour où ils ont la joie d'entendre les coups de marteau frappés de l'autre côté de la paroi1. Il n'eut guère qu'à relier ensemble une partie des notes recueillies au cours des quinze dernières années pour composer le brillant opuscule qu'il publia en : La Volonté dans la nature2.

Des circonstances imprévues appelèrent bientôt ailleurs son activité. Deux professeurs de l'université de Kœnigsberg, Rosenkranz et Schubert, venaient de faire part au public lettré de leur dessein de publier la première édition générale des œuvres de Kant. Pareille entreprise ne pouvait laisser Schopenhauer indifférent. Kant n'était-il pas, de tous ses devanciers, le seul dont il reconnût la lecture nécessaire pour l'intelligence de son propre système? N'avait-il pas publié lui-même, en appendice au Monde, une critique étendue des principales thèses de Kant? Or, il est remarquable que cette critique, dans l'édition de 1819, se réfère exclusivement à la cinquième édition (1799) de la Critique de la Raison pure, qui reproduit textuellement la seconde (1788); et, de fait, elle ne porte guère contre la première, du moins en ce qui concerne la réalité du monde extérieur. Il est certain que Schopenhauer ne connut la première édition de la Raison pure qu'après la publication du Monde 3, et il dut éprouver une surprise flatteuse

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