Foucher de Careil, ouvrage cité, p
2. Notamment dans son Allgem. mytholog. Lexikon, 2 vol (inachevé), 1803-1804, et dans son Mytholog. Taschenbuch, oder Darstellung u. Schilder. der Mythen, religiôs. Ideen u. Gebràuche aller Vôlker, 1811-1813; enfin dans son Brahma, 1818.
3. Sur ces citations, et sur Fr. Maier en général, voir Schem., p. 440 et suiv.
4. Par exemple dans la lettre à von Doss, du 27 février 1856 (ibid., p. 291).
LES SOURCES
A Fencontre de Herder, il aperçoit dans la philosophie de l'Inde, non pas l'origine d'un progrès, mais la forme la plus haute à laquelle se soit élevée la sagesse humaine : et cela encore est un thème favori de Schopenhauer.
Il est donc difficile d'exagérer l'importance qu'ont eue pour notre philosophe ses relations passagères avec Fr. Maier. Aussi bien l'a-t-ii reconnu de bonne grâce1. Mais, tout aussitôt, il remonte lui-même aux sources. La connaissance du français et de l'anglais lui permet d'atteindre des textes dont il n'existait pas encore de version allemande. Une note de la première édition du Monde2 nous fixe de la façon la plus précise sur les lectures indianistes dont il a tiré parti, de 1814. à 1818. C'est d'abord YOupnekhat, traduit par Anquetil Duperron3, la Mythologie des Indous, de Mme de Polier4, ÏAsialisches Magazin, de Klaproth5, les Institutes of Rindu-Law, or the ordinances of Mena, de W. Jones, dans la version allemande de Hûttner, enfin le grand recueil inauguré à Londres, en 1806, Asiatic Researches. Plus tard, il ne cessera de se tenir au courant de l'indianisme, comme en témoigneront la seconde édition du Monde et les Parer ga. Sa bibliothèque, quand il mourra, ne comprendra pas moins de quatre-vingts ouvrages consacrés aux doctrines de l'Orient, et quelques-uns fort récents, le Manual of Buddhism, de