‹ SchopenhauerChapitre 72 sur 266 · Entwurf der nothwendigenVernunftwahrheiten · texte numérisé non relu

Entwurf der nothwendigenVernunftwahrheiten

LES SOURCES

eut la surprise de retrouver deux des principales thèses de son système, lui arracha cette exclamation irritée, qu'on a retrouvée sur un cahier de 1821 : Pereant qui ante nos nostra dixerunt1 ! Et quand, plus tard, l'un des derniers disciples, David Asher, s'avisa de retrouver les antécédents de la philosophie de la volonté, le maître accueillit d'assez mauvaise grâce ce zèle apostolique. Il avaitécrit cependant, en 1816, alors qu'il apercevait plus clairement le lien qui rattachait à ses lectures ses conceptions naissantes : « On trouve des traces de ma doctrine dans presque toutes les philosophies de tous les temps : Non seulement dans les Védas, chez Platon et chez Kant, dans la matière vivante de Bruno, de Glisson et de Spinoza, et dans les monades endormies de Leibnitz, mais absolument dans toutes les philosophies, les plus anciennes et les plus récentes ». Et il se vantait seulement d'avoir dégagé cette doctrine des « absurdités » , des « formes baroques » qui la dissimulent chez ses devanciers2.

Y a-t-il contradiction entre ces deux attitudes ? En auc une façon ; car autre chose sont les antécédents d'une philosophie, autre chose les sources réelles dont elle découle. Les lignes qu'on vient de lire nous mettent en garde contre la tentation d'écrire, pour expliquer la genèse du Monde comme volonté, une histoire des théories de la volonté. Il serait trop facile de montrer que la tradition intellectualiste, dont nous esquissions plus haut le développement, a toujours été traversée pour un courant plus ou moins apparent de volontarisme. Au delà de Bruno, de Spinoza et de Leibnitz, on en trouverait les premières

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